Aujourd'hui, comme tous les matins, le Chef a inspecté les yeux du Bleu :
Le Chef : Comment sont vos pupilles, le Bleu ?
Verdict ? Torves, chassieuses, glauques ?
Eh bien non ! Les pupilles du Bleu étaient reposées, pétillantes.
Le Bleu a bien vu que ce constat a presque déçu le Chef. Mais il y avait une explication au regard reposé du Bleu : la veille, le Bleu a pu bénéficier d'une longue nuit de sommeil.
Forcément, l'esprit taquin du Chef a sauté sur la réponse du Bleu pour la tourner en son désavantage : si le Bleu est reposé, c'est parce qu'elle a fait sa larve, toute molle, flasque.
Conclusion : Après avoir été Gremlins et une poupée désarticulée, le Bleu ressemble maintenant à une larve (avec ou sans yeux ictériques). Charmant !
Cette semaine, le Bleu a fait une extraordinaire découverte. Quelle est-elle, vous demandez-vous ? Eh bien, que le pouvoir peut s'inverser. Surtout s'il s'incarne en une clé.
Explication à travers deux situations :
Situation n°1 :
Comme la dernière note l'a expliqué, le Bleu s'est retrouvée à gérer le fort seule. Pour la pause de midi, le fort a été fermé. Ce qui fait que les collègues du Bleu, partis déjeuner avant, se retrouvaient à la rue s'ils n'avaient pas la clé. Intérieurement, le Bleu a jubilé : enfin il avait une sensation de pouvoir ! (niark, niark, comme ricanerait un méchant d'un dessin animé).
Le Chef s'est ainsi retrouvé en son pouvoir. Bon, seulement quelques secondes. Le temps pour le Bleu de passer sa clé afin que le Chef puisse retourner dans son bureau (qui se trouve au même endroit que le fort du Bleu, pour ceux et celles qui ne le sauraient pas).
Mais quelles secondes, mes aïeux !
Le Bleu en jubile encore.
Bon, le Bleu a été vite ramené à la réalité par une collègue qui lui a fait remarquer que "ce pouvoir était une illusion, permise vu que c'était le weekend."
Mais quelle illusion, mes aïeux !
Le Bleu en rêve encore.
Situation n°2 :
Là, le Bleu a vécu l'illusion de pouvoir par procuration.
C'était un matin (en général, tout se passe un matin). Le Chef a voulu prendre son café matinal mais s'est retrouvé à la porte de la salle où se trouve la machine à expresso, à l'étage. Le Bleu est arrivée avec la collègue qui a le sésame : la clé de la salle à la machine à café.
Là, la jubilation par procuration envahit le Bleu (il lui en faut peu, me direz-vous) :
Le Bleu à la collègue qui a la clé : Profite, prends ton temps, tu as le pouvoir.
Cette remarque vaut au Bleu un regard plus que dubitatif de la part du Chef (qui était ceci dit en position de pouvoir vu qu'il était en haut, entrain de surplomber la scène - le Chef ne perd jamais totalement le pouvoir)
Le Chef : Le Bleu, tu oublies que je suis le Chef et que tu n'es qu'un bleu.
Le Bleu : Oui mais je suis the Bleu
Comment ça, le pouvoir monte trop vite à la tête du Bleu ?
Bon, finalement, la collègue a délivré le Chef et le Chef a pu boire son café du matin. Et le Bleu... ben est toujours le Bleu, sans pouvoir. Mais toujours avec la clé :-)
La pensée foireuse du jour : Si avoir les clés procure le pouvoir, alors Passe-Partout est le vrai maître de Fort Boyard. C'est le Père Fourras qui doit pester dans sa barbe...
Aujourd'hui, exceptionnellement, le Bleu avait une lourde tâche : tenir seule le fort (entendez par là le lieu de savoir dans lequel le Bleu travaille, c'est-à-dire une bibliothèque).
Pour se rassurer, le Bleu sollicite des encouragements de la part du Chef :
Le Chef : Le Bleu, vous allez y arriver.
Le Bleu : Peut-être... De toute façon, vous ne pourrez même pas voir si j'ai survécu à l'épreuve vu que vous ne serez pas là.
Aïe ! Erreur tactique du Bleu : sa mémoire de poisson rouge lui a fait oublier que le Chef était un vrai œil de Moscou.
Le Chef, lui, n'a pas oublié :
Le Chef : Mais ce n'est pas parce que le Chef n'est pas là qu'il ne sait pas tout ce qui se passe. Le Chef est partout, il plane comme une ombre sans cesse et voit tout...
Conclusion : Après Alain Delon, le Chef prend des airs de Big Brother. La parano guette le Bleu...
Bon weekend et n'oubliez pas : le Chef vous voit !
Le Bleu : Heureusement pour vous, je ne suis plus aussi susceptible qu'avant.
Le Chef : Tu es susceptible, toi ? Je ne suis pas de style susceptible par contre. La susceptibilité, ça relève de l'orgueil.
Le Bleu : De l'orgueil ? Alors je devrais redevenir susceptible, moi
Le Chef : Pour faire face aux taquineries de son patron adoré.
Le Bleu : Adoré, adoré, peut-être pas... Par contre, je remarque que vous êtes frappé du syndrome Alain Delon : vous parlez de vous à la 3e personne
Le Chef : Eh oui, c'est un syndrome qu'on retrouve chez les personnes qui avancent en âge
Le Bleu : Je vous ferai remarquer que toutes ces personnes ne sont pas frappées de ce syndrome, contrairement à vous.
Le Chef : Je suis un psychopathe dérangé, que veux-tu
(Là, j'avoue, en tant que Bleu, j'ai jubilé)
Le Bleu : Vous l'admettez enfin ! Dommage que je n'ai pas un enregistreur parce qu'après quand c'est moi qui vous le dis, vous le niez
Le Chef : Bien sûr, c'est pour ça que je fais exprès de le dire quand tu ne peux pas l'enregistrer
Conclusion : Le Bleu n'a peut-être pas de quoi enregistrer le Chef mais l'aveu est maintenant écrit et comme on dit : "les paroles s'envolent mais les écrits restent" :-)
Et pour finir, je laisse la parole à Alain Delon ;-)
Comme vous l'avez découvert dans la note précédente, le Chef a une nouvelle coupe d'été. Enfin, une absence de coupe.
Bref.
Le résultat est que le Bleu fait partie des (très) rares personnes à en être perturbé. Voire très perturbé. Vous me direz, c'est facile pour le Chef de perturber le Bleu. Mais quand même !
Le Bleu a essayé d'expliquer à un collègue le pourquoi de sa perturbation vis-à-vis de la coiffure du Chef :
"Je ne sais pas...Ça lui donne un air de Simplet."
Le fou rire du collègue a donné alors une idée au Bleu.
Oui, ça arrive au Bleu d'avoir des idées.
Re-bref.
Et le complot est né.
Quel complot, me direz-vous ?
Un horrible, effroyable complot contre le Chef avec un grand but revendicatif : convaincre le Chef, désormais surnommé Yul Brynner ou Mister Yul (voire Mister Magouille, dixit une collègue) de faire revenir ses cheveux.
Les méninges du Bleu ont donc chauffé - ainsi que son ordinateur - pour échafauder ce complot machiavélique mais d'une portée bienveillante (influence du Chef oblige, le Bleu ne peut être malveillant).
Les comploteurs - car oui, le Bleu n'était pas seul - ont donc eu la solution pour atteindre leur but : faire passer un message au Chef via son ordinateur. Et quoi de mieux que choisir Simplet comme messager ?
Après tentative de corruption d'un membre du service informatique pour avoir accès au compte du Chef (oui, le complot pousse le Bleu candide à de telles bassesses), puis recherche sur Internet pour trouver l'image idéale et la musique, bidouillage sur Word et le scan, voici donc l'image qui va trôner sur le fond d'écran du Chef :
Le tout doit normalement être accompagné de la musique "Hey Ho" de Blanche-neige et les sept nains à l'ouverture de la session d'ordinateur du Chef. Je dis bien normalement.
Aujourd'hui : Jour J, jour du complot
Profitant de l'absence du Chef, parti à une réunion, et couvert par le complice, le Bleu se faufile dans le bureau du Chef. Dire que son cœur bat fort, c'est peu dire : le Bleu étant candide et innocent, faire une bêtise comme ça lui procure une forte dose d'adrénaline ! Le dispositif est mis et le Bleu sort vite du bureau. La réunion s'éternise et le Chef ne rentrera s'asseoir devant son ordinateur qu'en début d'après-midi.
Le Chef est assis. Le coeur du Bleu bat de nouveau très fort. Le Chef allume sa session. Et là, premier échec : la musique ne se lance pas. Damned ! Heureusement, la photo est là.
Et la réaction du Chef tombe...
....
...
Bonne, au grand soulagement du Bleu :
"Qui a fait ça ? C'est vous, le Bleu ?... Vous êtes une joueuse, le Bleu. Une perfide joueuse !"
Ouf ! Les comploteurs sont saufs.
Par contre, le Chef ne va pas se laisser attendrir par le Comité de soutien des cheveux du Chef et a décidé de garder encore un petit moment sa coupe estivale.
Damned !
Et voici ci-dessous la musique qui aurait dû fonctionner à l'ouverture de session de l'ordinateur du Chef (foutu ordi) - le morceau choisi commence en fait à 1'17 mais la version intégrale est quand même bien donc bon visionnage :
Et pour une fois, c'est le Chef qui y tient la vedette malgré lui. En effet, une injustice a été réparée : le Chef a désormais un surnom.
Aujourd'hui, le Chef se promène avec une coupe capillaire estivale. Et c'est cette coupe (ou plutôt cette absence de coupe) qui a inspiré le Chef adjoint et il lui a donc donné le nom de Yul, en hommage à l'acteur Yul Bryner.
Bon, si comme le Bleu, vous n'avez pas la référence, Yul Bryner, c'est lui :
Il a joué notamment dans "Anna et le roi" (l'ancienne version, pas celle avec Jodie Foster) et "Les sept salopards". Pour en savoir plus, voici sa page wikipédia...
Le Chef sera donc appelé "Yul" tant que ses cheveux n'auront pas repoussé. Bon, au final, c'est plutôt un compliment, il pourrait faire pire. D'ailleurs, le Bleu, en voyant le Chef et sa nouvelle coupe, a plutôt pensé à un autre surnom en la personne du Professeur Xavier (cf. les X-Men, oui ce n'est pas la même génération que Yul...) Mais là, aussi c'est plutôt un compliment (pas pour les mêmes raisons, ceci dit). A vous de juger :
La devinette du jour : Quel est le lien entre les Gremlins et le Bleu ?
Réponse du Chef : "Le Bleu, vous n'êtes pas humain. Vous êtes une sorte d'ectoplasme protéiforme. Vous êtes un mélange de Gremlins et de substance glauque."
Tableau charmant, n'est-il pas ?
Mais si le Bleu est un extraterrestre, a-t-il au moins des supers pouvoirs ? Quitte à être bizarre, autant que ce soit fun ;-)
NB : Notez l'amour propre du Bleu qui a choisi une image du gentil Guizmo pour illustrer les propos du jour. Car dans l'esprit du Chef, le Bleu ressemble plus à ce Gremlins là...
Conversation du jour : Tout part de magazines - le Bleu annonçant au Chef que les vieux (magazines) sont aux archives...
"Vous insinuez que vous voulez me mettre aux archives, le Bleu ?
- Moi pas du tout. Je n'ai rien insinué. Je suis pure et innocente.
- Pure et innocente, vous ? La bonne blague !
- Je vous jure. Le Bleu, par définition, est naïf, candide, pur et innocent.
- Non, le Bleu est candide mais il peut y avoir de la perfidie dans la candeur.
- Oui, perfidie distillée par le Chef [...] Vous êtes perfide, mesquin...
- Comment ? Pas du tout ! Le Chef est juste, bon.
- Bon, bon, selon vous. C'est vous qui mettez le curseur de la bonté. Le fameux fait du prince.
- Et qui pourrait, mieux que moi, décider de ce qu'est la bonté ? [...] Je suis LA BONTÉ !!"
Que dire de plus ?
Conclusion: Le Chef est juste, bon (qui a dit parfait ?) aussi bien que le Bleu est naïf, perfide en plus d'avoir un physique qui se déglingue...
D'ailleurs, en parlant de physique qui se déglingue, le Chef a décidé de s'attaquer au nez du Bleu : après les yeux glauques, torves, chassieux, et l'allure de marionnette désarticulée, le Bleu aura bientôt un nez à trompette...
Comme indiqué dans les notes précédentes, le Bleu est aujourd'hui habitué aux taquineries du Chef. Blasé, direz-vous ? Ou manque d'imagination du Chef dans ces taquineries ? Mais point du tout.
Voici la théorie du Chef :
"Le Bleu, vous êtes comme la feuille du songe ou du bananier. Ce n'est pas manque de perles de la part du Chef car le Chef est imaginatif. C'est juste vous qui êtes sourde et donc ces perles pleine d'imagination coulent sur vous."
C'est évident, mon cher Watson ! Ce n'est pas le Chef qui tourne en rond (ce n'est pas possible car le Chef est parfait ou plutôt vraiment très très proche de la perfection, ne l'oublions pas) mais le Bleu qui devient insensible à l'imagination foisonnante du Chef - ou qui devient sourd.
CQFD - et puis c'est tout !
NB : Au fait, voilà à quoi ressemble une feuille de songe si comme moi, vous ne saviez pas ce que c'était avant de lire cette note...
Tout d'abord, je voulais vous présenter mes humbles excuses pour ce long silence. Plus d'un mois sans nouvelles du Chef et du Bleu, je sais, ça a été très dur pour vous. Rassurez-vous : le Chef et le Bleu vont bien. Les raisons de ce silence ?
Les vacances du Chef et du Bleu - à des périodes alternées, va sans dire. Mais il y a aussi le phénomène de l'habitude. Eh oui, le Bleu s'est habitué aux taquineries prodiguées par le Chef depuis un an. L'effet de surprise n'est plus là donc les anecdotes sont moins savoureuses à raconter.
Enfin...
....
Le Bleu ne s'est pas totalement habitué aux taquineries du Chef.
Heureusement pour vous :-)
La preuve :
Alors que le Bleu était à son bureau entrain de travailler (si, si, je vous jure), soudain un projectile le frôle. Impassible (fruit de l'habitude), le Bleu lève à peine les yeux et voit le Chef passer, hilare. Eh oui, le Chef avait retrouvé son âme d'enfant l'espace de quelques secondes et avait donc envoyé un mystérieux objet sur le Bleu. Le Bleu ramasse ledit objet suspect et demande ce que c'est au Chef.
Et la réponse fuse (sinon y aurait pas de note) :
"C'est du plastique. Vous en avez besoin pour vous réparer vu votre démarche déglinguée"
Cette remarque fait suite à une théorie du Chef (vue par ici) selon laquelle le Bleu ressemblerait à une marionnette désarticulée.
Et là le Bleu commence sérieusement à se demander à quoi il ressemble en réalité quand il travaille. Parce qu'entre les yeux glauques ictériques et la démarche de Pinocchio, ben, le Bleu commence à avoir peur de lui-même !!
Voir un chirurgien esthétique, ça compte en frais de déplacement ?