mardi 21 mai 2013

L'inspiration du Chef

ATTENTION :  Si vous avez la faculté de penser en images, ne lisez pas cette note. C'est à vos risques et périls.
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Le Bleu était dans le bureau de sa chef quand le Chef entre à son tour et annonce fièrement :

Le Chef : Le Bleu, j'ai lu ta dernière note.

Le Bleu a eu une seconde de crainte, d'angoisse mais le sourire du Chef le rassure vite : la pilule est bien passée, encore une fois. Le Chef se tourne alors vers la chef du Bleu (je sais, ça commence à faire beaucoup de chef) et lui demande si elle lit le blog. Face à la réponse négative, le Chef s'éloigne et revient quelques instants plus tard : il avait imprimé les notes du blog. Il tend la dernière feuille à la chef du Bleu pour qu'elle prenne connaissance de la dernière note.

Le Chef : Je vais peut-être en faire un livre.
La Chef (au Bleu) : Tu publies tous les jours ?
Le Bleu : En ce moment, oui. Je planifie même. Mais ça n'a pas été tout le temps le cas.
Le Chef : Parce que tu procrastines, le Bleu.
Le Bleu : Pas du tout. C'est parce que vous n'êtes pas toujours inspirant, Chef.
Le Chef : N'importe quoi, le Bleu ! Le Chef est toujours inspirant.
Le Bleu : Ben non. Et puis, je ne peux pas toujours écrire car je ne peux pas toujours avoir l'inspiration. Notamment quand le Chef n'est pas là, ou que je suis absente, par exemple. 
(Là, la conversation a été interrompue par l'interlude chantant de la chef imitant Dalida suite à la fin de la note du blog évoquant la chanson "Paroles, paroles")
Le Bleu : Et puis, de toute façon, le blog sera bientôt fini.
Le Chef : Pourquoi ? 
Le Bleu : Ben, vous ne serez bientôt plus mon chef donc le blog n'aura plus de raisons d'être.
Le Chef : Non, le Bleu, ce que tu ne comprends pas, c'est que le Chef sera toujours ton chef. Parce que le Chef est toujours le Chef, dans toutes les circonstances. Le jour, la nuit, en pyjama, même en slip : le Chef est toujours le Chef. Tu ne peux pas imaginer.

Conclusion : Oui, vous avez bien lu la réponse du Chef. Et si maintenant vous vous représentez le Chef en slip, je n'ai qu'une chose à dire : Je vous avais prévenu !!!

(et encore, vous n'avez pas eu droit à l'association d'image avec le spectacle d'un Chef chantant "Mon truc en plumes" en petite tenue... Maintenant oui :-) )

 

lundi 20 mai 2013

Cours de physiologie

Le Chef a pour caractéristique, entre autres, d'être un fin connaisseur dans le domaine de la médecine. Ce qui vaut des fois au Bleu d'être qualifié de différents noms tirés du vocabulaire incompréhensible des médecins. Mais cela a aussi l'avantage d'avoir une source sûre de renseignements lorsque le Bleu se pose des questions liées à la médecine. 
Comme c'est arrivé ce weekend : lors d'une soirée, l'amie du Bleu surnommée Presque Bleu pose alors une question existentielle (je suis sûre que vous vous êtes déjà posé cette question sans vous l'avouer) :

Presque Bleu :  Pourquoi s'étire-t-on ? 

Question existentielle, avouez-le. 
À la mode du jeu télévisé "Qui veut gagner des millions ?", le Bleu décide de faire appel à un ami et envoie cette question au Chef par SMS. En tant qu'expert, il était le seul à pouvoir éclairer les lanternes du Bleu et du Presque Bleu et illuminer de sa science leur ignorance.
Intérieurement, bien sûr, en envoyant ce message, le Bleu se doutait qu'il allait avoir un retour de manivelle taquin dont le Chef est le maître.
La réponse est tombée et les craintes du Bleu se sont révélées exactes (comme quoi, le Bleu connaît bien son Chef) :

Le Chef : Le Bleu, tu comprendras aisément qu'après un temps de repos, l'ensemble des muscles de notre corps se sont rétractés et ont besoin d'être étirés pour retrouver leur pleine et entière opérationnalité. 
(pour l'instant, remarquez que le Chef donne une leçon de physiologie tout ce qu'il y a de plus normale - mais ça ne va pas durer)
Le Chef : Tu comprendras donc qu'un seul animal échappe à ce mécanisme physiologique : le Bleu !
(aïe ! ça commence)
Le Chef : Parce que d'abord le Bleu, dans son état larvaire perpétuel, n'a pas de muscles et qu'enfin, en matière opérationnalité, à part lever le coude avec le regard chassieux et glauque, je ne vois pas de quoi le Bleu pourrait être capable.

Règle n°2 : Ne jamais demander un avis d'expert au Chef sous peine de devenir un sujet d'autopsie médicale à la sauce du Chef, bien sûr.


jeudi 16 mai 2013

Le Bleu professeur

Comme je vous l'annonçais en début de semaine, une nouvelle collègue a intégré l'équipe du Bleu et du Chef. Le Bleu est chargée de la former au travail qu'elle partage avec le Bleu. En tant que chef, le Chef se soucie du fait que la formation se déroule bien et surtout que le Bleu ne dise pas de bêtises. Style des taquineries sur le Chef.
Ainsi, le Chef passe près du bureau du Bleu et de la nouvelle collègue et demande :

Le Chef : Alors ça se passe bien ? Le Bleu vous forme bien ?
La collègue : Disons que si je vous réponds non, elle va me sauter dessus. Si je vous réponds oui, c'est vous qui allez me sauter dessus. Donc je vous répondrai qu'il faut attendre que j'assimile tout et...
Le Chef : Non, ce n'est pas ça. Si vous répondez que le Bleu ne vous forme pas bien, hop, je lui donne une petite tape. Et si vous répondez que oui, le Bleu vous forme bien, c'est pareil, hop, un petit coup pour calmer son enthousiasme si elle s'emballe trop. C'est pour la maintenir en tension, pour que le Bleu continue de s'améliorer.
La collègue : Alors non, pas besoin de coup, elle est très bien.

Conclusion : Quoique fasse le Bleu, en bien ou en mal, il risque d'avoir mal à la tête d'après le Chef. C'est ce qu'on appelle la tension positive du Chef :-) 

(Pour rassurer les membres de l'Association de Protection des Bleus, les menaces du Chef décrites ici ne sont que des paroles, paroles, paroles, comme le dit si bien Dalida ;-) ).



mercredi 15 mai 2013

La bienveillance du Bleu

Dans ses attributions professionnelles, le Bleu s'occupe de récupérer le courrier de son service. Or, le Chef attendait avec impatience un colis. Quand je dis avec impatience, c'est peu dire : imaginez un enfant attendant la venue du Père Noël et vous vous préfigurerez l'état du Chef.
Dès la première heure du matin, le Chef demande alors au Bleu s'il a récupéré le courrier. Le Bleu a alors dû calmer l'impatience grandissante du Chef : non, pas encore. 
Jusqu'au moment où le Bleu a ENFIN récupéré le courrier. Et le colis tant attendu. 
Or, voyant l'état d'impatience grandissante du Chef, le Bleu a alors eu une pensée, comment dire... mesquine. Vile. Voire malveillante. 
Le Bleu a pensé cacher le colis. 
Si, si.
Tentation d'autant plus grande que le Bleu savait ce qu'il y avait dans ledit colis (le Chef le lui avait dit) et le Bleu est du style à beaucoup aimer ledit contenu.
Bon, rassurez-vous : le Bleu n'a pas vraiment planqué le colis et ne l'a pas gardé pour lui, égoïstement. 
Malheureusement.
Dans sa bonté d'âme, le Bleu a donc apporté le colis au Chef. Et l'image du gamin découvrant son cadeau, les yeux pétillants, s'est matérialisé sous le regard étonné du Bleu. Le Chef a gardé son âme d'enfant. 
Le Bleu avoue alors sa pensée mesquine, vile, malveillante au Chef.

Le Chef : Le Bleu, tu es incapable de mesquinerie, de malveillance...
Le Bleu : Qu'est-ce que vous en savez ? Je peux être malveillante.
Le Chef : Non, le Bleu : tu es d'une nature profondément bienveillante.
 
Conclusion : La bienveillance n'est donc pas que la prérogative du Chef. Ou alors le Chef ne connaît peut-être pas aussi bien que ça son Bleu... (niark ! niark ! niark !*)

* rire de méchant de dessin animé ;-) 

Très belle soirée pleine de bienveillance à tous

mardi 14 mai 2013

Le nouveau Bleu

J'entends d'ores et déjà vos exclamations, vos cris de joie, vos hourras, vous qui venez de lire le titre de cette nouvelle note : le Bleu aurait-il eu gain de cause ? Aurait-il réussi à passer le relais et à quitter l'enveloppe du Bleu comme il tente de le faire depuis 2 ans ? Aurait-il enfin gagné le combat contre le Chef ? 
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Malheureusement, non.
Oui, je sais, vous êtes entrain de me maudire car à l'instant, j'ai créé un ascenseur émotionnel très fort. Et je m'en excuse. Mais l'intensité de votre déception vous rapproche ainsi du Bleu. 
Vous devez alors vous demander : pourquoi ce titre ?

Une petite explication est de mise :

L'équipe du Bleu s'est agrandie hier avec l'arrivée d'une nouvelle collègue. En toute logique, cette nouvelle collègue est sensée devenir dès lors le Bleu. 
Je sais, vous vous dites que l'histoire se répète : il y a un an, l'arrivée d'un nouveau collègue, adjoint du Chef, avait laissé entrevoir cette possibilité au Bleu. Espoir vite étouffé par le Chef pour une obscure raison : le surnom du Bleu ne peut pas convenir à l'adjoint du Chef, voyons.
Mouais, passons.
Le Bleu a donc depuis réfréné sa désillusion en attendant le jour béni où un nouveau, qui ne serait pas l'adjoint du Chef, arriverait pour renforcer l'équipe.
Ce jour est donc arrivé hier. Là, le Bleu a cru que son heure de gloire était enfin arrivée. Il a donc fanfaronné devant le Chef en lui annonçant que maintenant, la nouvelle collègue était le nouveau Bleu. Le Bleu a malheureusement fanfaronné trop tôt :

Le Chef : Non, le Bleu, c'est toi le Bleu et tu le resteras.

Pour se défendre, le Bleu égrène alors des arguments qui sont imparables :
1) Le Bleu est par essence le dernier ou la dernière arrivé(e) dans une équipe. Ce qui est le cas, ici.
2) La nouvelle n'est pas l'adjoint du Chef donc il n'y a AUCUNE raison valable pour qu'elle ne soit pas le Bleu.
Imparables. Pour le Bleu.
Pas pour le Chef (sinon ça ne serait pas le Chef) :

Le Chef : Le Bleu, tu oublies une chose. Qui est le chef ici ? 
Le Bleu : Ben, vous, Chef.
Le Chef : Vois-tu, le Bleu, la prérogative du Chef c'est de décider qui est le Bleu et qui n'est pas le Bleu. Et j'ai décidé que tu étais le Bleu. Tu n'as pas le choix.

Conclusion : Je l'aurais, un jour, je l'aurais !!

lundi 13 mai 2013

Le Bleu ou l'art de la proscratination

Un esprit raisonné (et raisonnable) pourrait penser que lire les notes de ce blog le mettant en scène dans l'exercice de son management au quotidien, afin de - faut bien l'avouer - le tourner en dérision (de temps en temps) pourrait froisser la fierté du Chef. Dès lors, pour son ego, le Chef devrait fuir la lecture de telles infamies.
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Certes. 
Mais cela impliquerait que le Chef est une personne raisonnable. Et saine d'esprit. Mais vivre au quotidien aux côtés du Bleu remet sérieusement en doute la raison du Chef.
Et, au lieu de fuir ces notes, le Chef en est même à la recherche.
Voire il en est accro.
La preuve ? 
Ce matin, après avoir salué le Bleu d'une taquinerie (il ne l'avait pas vu de 5 jours, pont oblige, c'était dur, le manque de taquinerie et surtout de personne à qui pouvoir les balancer se faisait sentir), le Chef s'assoit devant son ordinateur. Jusque-là tout est normal. De son côté, le Bleu vaque à ses occupations. Jusque-là tout est normal. Et là, la dépendance du Chef à ce blog éclate au jour :

Le Chef : Le Bleu, ça fait longtemps que tu n'as pas mis de nouvelles notes. Qu'est-ce que tu fais ?

Le Bleu a été surpris quelques secondes par cette réflexion car elle implique 2 choses : 1/ Le Chef lit les notes du blog (bon, ça, le Bleu le savait, notamment à travers les commentaires laissés par-ci, par-là par ledit Chef) MAIS SURTOUT 2/Le Chef était entrain de lire le blog là, à l'instant I. D'habitude, le Bleu doit signaler au Chef la présence d'une nouvelle note sur ce blog.
La dépendance du Chef à ce blog s'est révélée au Bleu.
Aïe !
Passée la surprise, que répondre pour se défendre de ne pas poster assez suffisamment ? Le manque d'inspiration ?  Non, ça ne peut pas marcher car ces derniers temps, le Chef n'a pas été avare de taquineries. 
Le Bleu a donc décidé d'opter pour la vérité et a révélé un de ses grands défauts :

Le Bleu : Ce que je fais assez souvent : je procrastine.

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, la procrastination est l'art de remettre les choses au lendemain. Art dans lequel excelle le Bleu à ses heures perdues. C'est même une de ses prérogatives, à l'instar de l’œil chassieux. 

À son tour, le Chef a été surpris par cette réponse et surtout par cette révélation du défaut du Bleu :

Le Chef : Tu procrastines, le Bleu ? Ce n'est pas plutôt preuve d'une grande paresse, d'une flemmardise extrême dans laquelle tu te vautres...
Le Bleu : Pas du tout. Je suis la reine de la procrastination. Cela fait 2 ans que vous me connaissez et vous ne vous en étiez pas encore rendu compte ? 

Conclusion :  Le Chef a encore beaucoup de choses à découvrir sur le Bleu. Et vice-versa. Ce qui laisse envisager de nombreuses notes sur ce blog. Au plus grand plaisir du Chef.

Très belle soirée à tous

vendredi 26 avril 2013

Chroniques de la vie du Bleu et de son Chef (2)

Pour faire plaisir au Chef qui s'est plaint en début de semaine de ne plus avoir de note à lire (à croire que le Chef s'ennuie), voici donc une petite compilation des dernières vacheries que se sont lancées le Bleu et le Chef cette semaine :

1) Le Bleu a parfois le privilège de pouvoir arriver un peu plus tard le matin et donc de pouvoir dormir un peu plus. Les bienfaits du sommeil sur le Bleu ont bien sûr été remarqués par le Chef dès le matin quand le Bleu est arrivé :

Le Chef : Tiens, le Bleu, avec l’œil pétillant et reposé... C'est tellement rare. 

Conclusion : Pour avoir un oeil pétillant et faire plaisir au Chef, le Bleu doit commencer très tard le matin. Ou devenir une poule et se coucher très tôt. Au choix.

2) Le Chef corrige une lettre administrative réalisée par le Bleu qui est mal organisée (la lettre, pas le Bleu) selon lui :

Le Chef : Là, tu vois, tu descends le texte pour éviter tout ce blanc de page, tu mets ta signature là... 

Au final, la lettre était toute entourée des cercles noirs de correction du Chef (ça aurait été pire en rouge). Le Bleu s'exécute, corrige la lettre et la montre fièrement au Chef :

Le Chef : Là, tu vois, c'est mieux, c'est équilibré. Tu ne trouves pas ?
Le Bleu : Vous savez, moi, l'équilibre.
Le Chef : Oui, c'est vrai, j'oubliais, tu es déséquilibrée.
Le Bleu : Déséquilibrée ? Dans quel sens ?
Le Chef : Je te laisse deviner...

Règle n°1 de survie du Bleu : Ne jamais tendre le bâton au Chef - il s'empressera de s'en servir pour battre le Bleu (métaphoriquement, bien sûr...quoique).

3) À la cantine, le Chef et le Bleu partagent leur repas avec des collègues qui ne sont pas au fait du surnom du Bleu :

Le collègue 1 : Le Bleu, c'est parce que t'es nouvelle, c'est ça ?
Le Bleu : Ça fait 2 ans que je suis la nouvelle.
Le collègue 2 : Ça ne fait que 2 ans ? Je pensais plus...
Le Bleu : Eh oui, je commence à faire partie des meubles... Mais bientôt, ça va changer, je ne serai plus le Bleu.
Le Chef : Pourquoi ?
Le Bleu : Ben, il y aura bientôt une nouvelle.
Le Chef : Ce que ne comprend pas le Bleu, c'est que ce surnom, c'est plus que lié au fait qu'elle est la dernière. C'est plus qu'un surnom. C'est tout une manière d'être. Elle est le Bleu.
Le collègue 1 : Oui. Et en plus, elle le cultive.
Le Chef (triomphant) : Ah ! Tu vois, le Bleu ! Je ne suis pas le seul à penser que tu es et resteras le Bleu.
Le Bleu : Forcément, vu comment vous l'avez présenté, il ne pouvait être que d'accord.

Conclusion : Qui a dit que le Bleu était de mauvaise foi ? Même pas vrai !

4) Et pour finir, la dernière réplique du Chef au moment de partir en weekend :

Le Bleu :  Ca y est, vous nous abandonnez.
Le Chef : Toi, le Bleu, avec plaisir.

Conclusion : Mouais... Qui aime bien châtie bien, paraît-il.

Et pour finir, une spéciale dédicace au Chef - parce que malgré tout, le Bleu aime bien son Chef -, et à tous ceux et toutes celles qui, parfois, peuvent avoir le moral dans les chaussettes et être désabusé(s) de l'être humain : " Don't Worry, Be Happy ! "

Très bon weekend à tous et à toutes









mercredi 3 avril 2013

60 millions de Bleus

Comme annoncé à la fin de la note d'hier, la réaction du Chef ce matin, en découvrant ladite note, a été sans appel. 
Le Chef a ainsi éclaté de rire - ce qui a quelque peu rassuré le Bleu (oui, le Bleu a toujours un peu peur de la réaction du Chef à la lecture de ce blog) et a soupiré :

Le Chef : Ah ! Le Bleu ! Tu resteras longtemps le Bleu avec des raisonnements, comme ça.

Et là, le Bleu a eu une soudaine lueur de lucidité et surtout un vent de nostalgie en réalisant depuis combien de temps il était le Bleu.

Le Bleu : Vous vous rendez compte que cela fait déjà 2 ans ?
Le Chef : 2 ans ?
Le Bleu : Oui, 2 ans, le 1er avril...
Le Chef (en riant) : Eh oui, tu es une grande farce, le Bleu !
Le Bleu : Oui, mais à croire que vous aimez bien cette farce vu que vous me gardez, et même vous me donnez une promotion...
Le Chef : Non, le Bleu, c'est toi qui t'accroches ! On dirait d'ailleurs un poisson ventouse...
Le Bleu : Charmant ! Maintenant, je suis une sangsue.
Le Chef : Non, tu sais, tu me fais penser à ces poissons qui ont des ventouses et qui s'accrochent aux rochers (là, imaginez la gestuelle). Et moi, je m'amuse depuis 2 ans à t'étudier, comme ces gens qui étudient les animaux, et à te voir ainsi t'accrocher et à analyser tout ce qui fait ton être. En fait, tu es comme l'ornithorynque, le Bleu : tu es faite de plein de choses bizarres, extraordinaires à étudier...
Le Bleu : Ah bon ? Et de quelles choses suis-je donc composée alors ?

Là, le Bleu s'attend donc aux yeux chassieux, glauques, etc. Mais le Chef renouvelle son répertoire des qualificatifs bleuesques (c'est pour ça que c'est le Chef) :

Le Chef : La perfidie, le côté poisson ventouse qui s'accroche...

Donc si l'on résume, le Bleu aujourd'hui, dans la tête du Chef, ressemble à ça :


Dire que cette représentation animalesque ne réjouit guère le Bleu, c'est peu dire. Au contraire du Chef qui conclut, dans un éclat de rire :

Le Chef : Ben voilà, t'as une nouvelle note de blog !

En effet.

Conclusion : À quand un documentaire animalier sur la vie du Bleu ? 

Bonne soirée à tous

mardi 2 avril 2013

Le retour du Chef : 4e

(en écrivant ce titre, je me rends compte qu'il faudrait que je me renouvelle dans les titres - fermons cette parenthèse)

Tout d'abord, toutes mes excuses pour ce long silence. Oui, je sais, vous étiez en manque des aventures rocambolesques du Bleu et du Chef digne du "Muppet Show" (et c'est pas moi qui le dis !). Mais que s'est-il donc passé ? vous demandez-vous, angoissé(e).
Eh bien, entre autres, le départ du Chef pour un pays lointain et glacial.
Malheureusement pour le Bleu, les rennes n'ont pas voulu le garder et le Chef est revenu. Bon, le Bleu doit être honnête : le Chef lui aurait manqué. Un peu.
(oui, le Bleu apprend petit à petit la flagornerie - il était temps en 2 ans... mince, 2 ans déjà !!! - Refermons la parenthèse).

Le Chef est donc revenu. 
Et le Bleu l'a accueilli comme il se doit. C'est à dire avec taquinerie et perfidie.
En tout Bleu qui se respecte en somme.
Suite à une perfidie du Bleu (sa mémoire lui faisant défaut à cette heure, vous ne saurez pas la contenance de cette perfidie mais c'en était une d'après le Chef), le Chef persifle :

Le Chef : Vois-tu, le Bleu, je note tous tes petits mots, tous tes actes, tes perfidies pour pouvoir mieux les utiliser après contre toi au moment voulu. Alors méfiance !

Hahahaha ! Même pas peur !

Le Bleu a d'ailleurs continué ses perfidies contre le Chef à midi (qui a dit que le Bleu était suicidaire ?), ce qui lui a valu un soupir du Chef :

Le Chef : Le Bleu, mais quelle insolence ! Tu n'es pas possible !
Le Bleu : Ce n'est pas de l'insolence, je suis juste réaliste...
Le Chef : Et perfide, en plus de ça.
Le Bleu : C'est pour mieux vous remettre dans le bain. Je vous mets en tension.

Eh oui, c'est le monde à l'envers : c'est le Bleu qui désormais met le Chef en tension positive. Mais où va-t-on ? 
C'est à tel point le monde à l'envers que face au Bleu qui évoque l'air fatigué du Chef à une collègue, le Chef se rapproche et lance :

Le Chef : Oui, j'avais les yeux... chassieux !

Mon Dieu ! Le Chef est entrain de muter en Bleu !! Help !!
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Mais attendez, c'est une bonne nouvelle : ça veut peut-être dire que le Bleu, lui, se mute en Chef.
Bon, m'est avis que le Chef, en lisant ces lignes, va vite contredire le Bleu. Mais c'est quand même beau de rêver, ne serait-ce que quelques secondes.

Bonne soirée à tous et Bon retour au Chef parmi les Bleus :-)

dimanche 10 mars 2013

La coupitude

Le Chef a décidé de passer à la vitesse supérieure dans son éducation du Bleu en adoptant une méthode disons plus musclée.
Explication :

Réunion de service. Le Chef appelle ses troupes et descend récupérer des affaires dans son bureau pour ladite réunion. Le Bleu passe et décide de taquiner le Chef sur sa ponctualité (grande qualité du Chef au demeurant - et ce n'est toujours pas de la flagornerie) :

Le Bleu : Eh bien, Chef, vous n'êtes pas à l'heure.

Le Chef lève alors les yeux des papiers qu'il était occupé à rassembler sur son bureau et lance un regard sceptique au Bleu taquin avant de se diriger vers le lieu de la réunion. Et de dévoiler sa nouvelle stratégie d'attaque :

Le Chef : Ça ne va plus, le Bleu. Tu es trop insolente, je pense que je vais devoir sévir et passer à une autre stratégie : la coupitude [notez le néologisme du Chef]. Tu vas avoir une avalanche de coups si tu continues. Ca va te calmer.
Le Bleu : Ou pas. Car par esprit de contradiction, plus vous voudrez me donner de coups, plus je serai insolente.

Là, une collègue, assistant à cet échange, assène la conclusion (et la définition du Bleu) parfaite :

La Collègue : Et c'est pour ça que tu es le Bleu : c'est à cause des coups que tu recevras, à force.

Conclusion :  Le Bleu est en pourparlers avec Robocop pour récupérer son armure. Au cas où...