lundi 26 janvier 2015

Tout ce qui est petit...

Aujourd'hui, à l'heure du café, le Chef et le Bleu discutent tranquillement jusqu'au moment où ils entendent des bruits de pas. Ils se retournent et aperçoivent une collègue qui a pour caractéristique d'être - comme le Bleu - plutôt petite de taille. Ce qui lui vaut des taquineries de la part du Chef :

Le Chef : Tiens, voilà le gnome !
Le Bleu : Le gnome, c'est pas très sympa...
Le Chef : Elle est petite, c'est un gnome, un lutin, un farfadet...
Le Bleu : Un farfadet, c'est plus joli, déjà.
La collègue : Un elfe.
Le Chef : Les elfes sont grands.
Le Bleu : Ça dépend.
La collègue : Je suis une fée. Comme Clochette.
Le Bleu : Tu sais, ce n'est pas valorisant vu que dans Peter Pan, il est décrit que les fées sont tellement petites qu'elles n'expriment qu'un sentiment à la fois.
Le Chef : Tu es un gnome, un troll, un Schtroumpf, si petit qu'on a du mal à te discerner et qu'on risque de t'écraser. Mais je te rassure, ça vaut aussi pour le Bleu. Sauf qu'il faut rajouter du bleu. 
Le Bleu : Je me disais aussi.
Le Chef : Le Bleu, c'est plus un troll, un Gremlins.
La collègue : Sauf qu'il faut faire gaffe à ne pas lui donner de l'eau à minuit, ni la nourrir.
Le Bleu : Sinon je risque de me multiplier et là, ça va être terrible pour l'humanité.
Le Chef : Et pour canaliser les multiples Gremlins Bleus, il y aura un Chef par Gremlins. C'est mieux pour les mater.
Le Bleu : On n'est pas sortis de l'auberge. 

Conclusion : le diction " tout ce qui est petit est mignon " convient à toutes les personnes de petite taille. Sauf le Bleu, bien entendu, logique du Chef oblige. Et comme vous le savez tous, la logique du Chef prévaut à toutes les logiques, des grands et des petits (et ce n'est toujours pas de la flagornerie). 

vendredi 23 janvier 2015

100% bio

Aujourd'hui, le Bleu prévient le Chef - enfin, l'ancien Chef - de la publication d'un nouveau billet sur le blog (cf. billet précédent). 
Réponse du Chef ?
" Tu as tout compris ! "

À croire que la publication d'un billet sur ce blog manquait au Chef car, avant de partir en weekend, le dit Chef se penche vers le Bleu :

Le Chef : Bon, le Bleu, n'oublie pas d'aiguiser ta lame et de publier.
Le Bleu : Pour ça, il faut que vous me donniez de la matière (non, je vous assure, le Bleu n'est pas maso, même si on peut en douter - fermons la parenthèse).
Le Chef : Tu n'as pas besoin, tu n'as qu'à faire marcher ton imagination...
Le Bleu : Ben non, car le but du blog était de ne décrire que des situations réelles, qui se sont passées. Tout ce qui s'est passé est vrai...

Eh oui, chers lecteurs : tout ce qui est écrit sur ce blog est certifié 100% vrai, 100% bio. 
Je ne sais pas si c'est vraiment rassurant, finalement. 
Surtout pour le Bleu, s'entend.
(Et non, le Bleu n'est toujours pas maso... quoique).

Rendez-vous à la prochaine histoire... vraie et en attendant, bon weekend à tous !


jeudi 22 janvier 2015

Le retour

Bonjour à tous,

Nouvelle année, nouveau billet. Il était temps, me direz-vous !
Pourtant, la logique voudrait que les mésaventures du Bleu - et, en conséquence, ce blog - se soient arrêtées le 1er septembre 2013. En effet, depuis cette date, le Chef n'est plus le chef du Bleu. Donc, logiquement, depuis cette date, le Bleu n'est plus le Bleu. Logiquement.
Sauf que, si vous avez déjà lu les notes de ce blog, vous savez que la logique du Bleu n'est pas la logique du Chef. 
La logique du Chef n'est pas la logique de tout le monde, d'ailleurs.

Depuis 509 jours, le Bleu n'est plus sous les ordres du Chef. Croyez-vous que cela le protège des taquineries du Chef. 
Point du tout.
Hélas.

Extraits du jour : 

Remarque du Chef sur le pull rayé bleu et blanc du Bleu :

Le Chef : Tiens, le Bleu, on dirait Obélix !
Le Bleu : Merci pour la comparaison. Mais il fait un peu froid pour que je me balade torse nu.
Le Chef : Ah non ! Je n'ai pas envie de voir les horreurs de la guerre.
Le Bleu : Ben merci. Ça fait du bien à mon estime, là...
Le Chef : Tu sais, s'il y a besoin, je peux t'aider pour ça.
Le Bleu : Non merci, ça ira. 

Plus tard, à la cantine, une collègue, faisant allusion aux origines bretonnes du Chef, propose d'organiser la chandeleur. S'ensuit un menu gastronomique breton qui se finit par du kouign amann et du chouchen. Ce qui entraîne une remarque du Bleu :

Le Bleu : Ben vous allez finir dans un sale état.
Le Chef : Qu'insinues-tu par là, le Bleu ?
Le Bleu : À finir ce programme culinaire avec du kouign amann et surtout du chouchen, vous allez être dans un bel état.
Le Chef : Le Bleu, sache que le Chef ne se met jamais dans un état minable. Contrairement au Bleu qui, lui, se met toujours dans un état minable. 
Le Bleu : Merci pour la réputation.
Le Chef : Et, vois-tu, le Chef réfléchit quand le Bleu n'est plus en état. C'est à dire souvent.

Enfin, suite à une énième explication du Chef à un collègue sur ce que doit être le Bleu, le Bleu souligne une évidence - enfin, une évidence pour lui :

Le Bleu : Vous savez que vous n'êtes plus mon Chef.
Le Chef : Et ?
Le Bleu : Et donc, je ne suis plus le Bleu puisque vous n'êtes plus mon Chef.
Le Chef : Tu sais, ce n'est pas parce que je ne suis plus ton Chef aujourd'hui que ça ne veut pas dire que je ne le serai plus...

Conclusion : Chef ou ancien Chef, le Bleu a encore du souci à se faire en cette nouvelle année.   



mardi 20 mai 2014

La lâchitude du Bleu

Bonjour à tous,

Comme vous vous en êtes rendus compte, le blog a été quelque peu déserté. Je pourrais aisément vous dire que c'est faute de temps mais surtout d'inspiration : ben oui, en 3 ans, le Bleu commence à s'habituer aux taquineries du Chef qui, en plus, ne se renouvellent pas tant que ça (ouh la perfide !). Et puis, depuis que le Chef n'est plus le chef du Bleu, ben des taquineries, il y en a moins.
Ça, ce sont les (vraies) explications du Bleu. 
L'explication du Chef est tout autre :

Le Chef : " En fait, le Bleu n'écrit plus parce qu'il est lâche. Il est lâche car il profite que le Chef ne soit plus son chef pour se détacher et se positionner comme étant plus le Bleu. Il n'a pas eu le courage de s'en détacher avant, pendant que le Chef était son chef. Le Bleu manque de courage, le Bleu est lâche. Mais là, si le Chef redevient son chef, il va voir, hop ! une tape et le Bleu redeviendra vite le Bleu. "

Alors le Bleu a eu beau rappeler qu'il avait tenté de perdre son surnom lorsque l'ancien adjoint du Chef était arrivé et que, vu qu'il était le nouveau, le surnom de Bleu lui revenait de plein droit, le Chef a bien entendu nié la logique du Bleu. 

Le Chef : " Non, non, le Bleu, tu étais toujours le Bleu. Ça ne pouvait être que toi. "

Sous-entendus : même si tu n'es plus sous mes ordres, tu es toujours le Bleu et l’œil du Chef veille toujours sur toi... 

En conclusion : le lâche Bleu n'est pas sorti de l'auberge.

jeudi 30 janvier 2014

La réputation du Bleu

Bonsoir tout le monde,

Oui je sais, cela faisait longtemps. Tellement longtemps que vous ne croyiez plus à une nouvelle note... jusqu'à aujourd'hui. Alors sans plus tarder, voici donc le nouveau billet du Bleu 2014 (déjà !!).

Aujourd'hui, le Bleu était de mauvaise humeur. C'était un de ces jours où l'on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché(e) : un " Bad Day " comme le chantait Daniel Powter.
Le Chef l'a bien sûr remarqué. (D'un autre côté, rien n'échappe à l’œil de Moscou... euh du Chef - fermons la parenthèse). Il en profite pour taquiner le Bleu : plaisir jouissif du Chef de voir râler le Bleu, mais c'est dans la nature du Chef après tout. 
À la fin du bureau, le Bleu passe dans le bureau du Chef et le salue. Une collègue arrive à son tour ; le Chef l'alerte :

Le Chef : Fais attention, le Bleu est d'humeur ronchonne aujourd'hui...
La collègue : Oui, je sais, elle est chafouine.

Le Bleu tente de se défendre, en vain. À ce moment-là, un autre collègue aperçoit l'étrange trio et entre à son tour dans le bureau du Chef :

Le collègue : Tiens, le Bleu, fidèle à sa réputation...

Là, ledit Bleu tilte :

Le Bleu : Réputation ? Quelle réputation ?
Le collègue : Ben la réputation du Bleu.
Le Bleu : C'est-à-dire ?
Le collègue : Tu le sais mieux que nous, tu entretiens la réputation du Bleu que tu continues d'être encore et encore...

Sur ces mots, le collègue disparaît. Le Bleu se tourne alors vers le Chef et la collègue et leur jette un regard plus qu'incrédule :

Le Bleu : Alors c'est quoi la réputation du Bleu ?
Le Chef : Le Bleu, voyons, tu le sais bien, tu l'as écrit, tu en as même fait un bouquin...

[Oui, pendant cette absence, le Bleu n'a pas totalement chômé vu qu'il a créé une compil à partir des notes du blog qu'il a couché par écrit, avec l'aide de Petit Bleu - fermons le crochet.]

Le Bleu : Oui mais ça ne parle pas de la réputation, juste de ce qu'est le Bleu et le Chef et...
Le Chef : Le Bleu, tu es une sorte de... Tu es un gloubiglouba. Ou un " machin chose " comme avait dit De Gaulle en parlant de l'ONU...

Là, le Bleu se tourne vers la collègue :

Le Bleu : Waouh ! T'as vu ça ? J'arrive à être l'ONU à moi toute seule. Y a combien de pays déjà à l'ONU ?
La collègue (hilare) : Un sacré nombre. 
Le Bleu : La classe ! 

Conclusion : En somme, la réputation du Bleu c'est d'être la Tour de Babel à lui tout seul... Et d'être schizophrène sur les bords. C'est les psys qui vont être contents !!

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : le Chef salue le Bleu et la collègue et conseille à cette dernière de faire attention pendant ses vacances à la montagne :

Le Chef : Ne te casse rien.
La collègue : Je vais faire attention. 
Le Chef : Non parce qu'à l'étage, ça devient le clan des éclopés...
La collègue : C'est vrai.
Le Bleu : D'un autre côté, ce sont tous des membres de votre équipe.
Le Chef : Oui on va commencer à croire des choses sur moi...
Le Bleu : Pourquoi " commencer " ?
Le Chef : Ah le Bleu, c'est ce que j'aime chez toi. Je tends une perche, là, un gros bâton, et hop ! tu le saisis à deux mains. Ça marche forcément.
Le Bleu : Qui aime bien châtie bien, non ?
Le Chef : Mais oui, le Bleu. Ce qui m'amène à croire que je vais continuer à te châtier...
Le Bleu : Ça va faire trois ans que ça dure, je commence à m'y faire...

To Be Continued...


Pour conclure : la vidéo de la chanson " Bad Day " citée plus haut - c'est la minute culture (ne me remerciez pas, c'est gratuit !) :




   

mardi 1 octobre 2013

Du repos

Bonjour à tous,

Je sais, vous devez vous étonner de ce long silence. Autant vous le dire tout de suite : cela ne va pas aller en s'arrangeant.
Non, je ne suis pas prise d'une subite crise de procrastination aigüe, comme pourraient penser certains esprits perfides parmi vous. Certes, la procrastination, c'est mon rayon mais ce n'est pas la raison principale de l'absence de notes.
Non, c'est plutôt le fait de la nouvelle organisation. Comme je vous l'avais déjà expliqué, avec le changement d'organigramme, le Chef et le Bleu ont moins d'occasions de se voir dans la journée. Chacun est quand même à un bout du bâtiment. Alors quand ils se voient, les taquineries ne fusent pas forcément spontanément comme avant. Oui, le Bleu et le Chef peuvent avoir des conversations sérieuses.
Je sais, c'est étonnant. Mais c'est vrai, je vous l'assure.
D'où le fait qu'il n'y ait pas grand chose à se mettre sous la dent et à vous partager (sauf si vous voulez lire des choses très sérieuses mais ce n'est pas là le but de ce blog à l'origine).
Le changement d'organigramme et de lieu a donc eu pour effet d'apaiser quelque peu les conversations taquines et perfides du Chef et du Bleu. 
Si, parfois, le Bleu regrette cette baisse de régime dans les taquineries du Chef (oui le Bleu a un côté maso), il y en a un qui en est bien content...
...
...
Le chevalet du Bleu.

Vous savez, le chevalet du Bleu ? Celui que le Chef s'amusait à faire tomber d'une pitchenette (voire pire) à chaque fois qu'il passait devant le bureau du Bleu. On n'imagine pas les heures de souffrances qu'a vécu ce pauvre chevalet, ainsi frappé plusieurs fois par jour.
C'est fragile, un chevalet !
Alors vous dire que le chevalet est aujourd'hui content, c'est peu le dire. Bon j'avoue, j'ai même dû le remplacer tellement il était dans un sale état.
La preuve ? Jugez par vous-même !





La vie de chevalet d'un Bleu n'est vraiment pas de tout repos.

Alors oui, le chevalet a bien mérité quelques vacances... et le Bleu aussi d'ailleurs.
Je profite pour vous dire qu'il n'y aura pas de nouvelles notes après celle-ci pendant un bout de temps car je suis en vacances.
Et oui, comme son chevalet, le Bleu a besoin de repos.

Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles aventures :-)

PS : J'en profite pour faire de la pub à un ami prénommé Thomas Cogo (dont je vous ai déjà parlé avec sa charte du bide). Il se lance dans l'aventure des podcasteurs avec un concept original qui mêle humour et musique originale. Cela s'appelle "Les écrans de Thomas", c'est dispo sur YouTube et voici sa première vidéo sur Marseille :


Allez faites tourner, ça en vaut vraiment la peine !!

A bientôt 

mercredi 11 septembre 2013

La fin du Bleu ? (bis)

Aujourd'hui, l'ancienne équipe du Bleu et du Chef a fêté ensemble sa dissolution. Moment nostalgique, discours ému du Chef, les larmes que l'on retient... bon c'était pas jusque-là mais l'émotion était quand même là. 
Une page s'est donc tournée aujourd'hui. 
Mais cela va bien au-delà de la simple dissolution de l'équipe. 
Car, en plus de tourner la page de son ancienne équipe, le Chef s'est retrouvé devant la possibilité de tourner la page du Bleu.

Explications : 
Au détour de la conversation, le nouveau chef du Bleu (qui était l'adjoint du Chef, vous savez celui qui aurait dû à l'origine s'appeler Bleu à la place du Bleu) déclare soudainement, en regardant le Bleu :

Le nouveau chef : Ce n'est plus le Bleu, maintenant.  Elle a passé ce stade.

Le Bleu entend cette annonce et en remercie chaleureusement son nouveau chef. Une collègue confirme d'ailleurs :
La collègue : C'est vrai que vous ne l'appelez pas Bleu...
Le nouveau chef : Ben non, il n'y a pas de raisons vu qu'elle n'est plus Bleu...

Là, le Chef bondit :

Le Chef : Ah non, ça ne fonctionne pas comme ça...

Alors que le Chef commence à dérouler son argumentaire sur la nécessité du Bleu qui doit rester Bleu, un autre collègue (apparu par ici sous le pseudo Caliméro) l'interrompt :
Caliméro : Il n'y a plus de notes au blog, alors ? 

Le Chef se raccroche tout de suite à la branche et s'exclame :

Le Chef : Si, si, il continue à en avoir... 

Le Chef embraye alors avec l'anecdote du Bleu retourné avec l'aide de The Bold Bold. 
À croire que le Chef a dû mal à tourner la page et à penser à la perspective de changer de Bleu, dans l'après-midi, alors qu'il passe devant le bureau du Bleu, il donne une pichenette au chevalet.
Cela faisait plus d'une semaine que le chevalet du Bleu n'était pas tombé. Il était là, tranquille, au calme...jusqu'à ce soir. 
Mais cela ne s'est pas arrêté là.
Quelques minutes plus tard, le Chef s'avance dans le dos du Bleu qui était jusque-là concentré, en pleine lecture. Le Bleu entend les pas du Chef et se retourne :

Le Chef : Tu es concentré, le Bleu.
Le Bleu : Oui, ça m'arrive de temps en temps.

Le Chef découvre les piles de livres près du bureau du Bleu :
Le Chef : Tiens, pourquoi ils sont là, ces livres ?
Le Bleu : C'est les livres que je dois enregistrer.
Le Chef : Ah donc, tu travailles quand même, le Bleu. Qui l'eût cru ?
Le Bleu : Non, en fait, je fais croire que je travaille. Je mets une pile de livres là, puis je fais style que je les enregistre et que je vais les ranger mais en fait, pouf ! Je les fais disparaître. 
Le Chef : Tu es entrain d'avouer que tu ne fous rien, là ?
Le Bleu : Oui, j'avoue que jusque-là j'avais gardé l'illusion mais je vous l'avoue, aujourd'hui, allez savoir pourquoi.
Le Chef : Et tu croyais que le Chef n'avait pas vu ton manège jusque-là ?
Le Bleu : Ben, pas vraiment, non. Malgré tout le respect que je vous dois.
Le Chef : Le Bleu, faut que tu apprennes à être flagorneuse.
Le Bleu : J'arrive pas à être flagorneuse.
Le Chef : Il va falloir que tu apprennes à l'être. Et à être moins perfide aussi.
Le Bleu : Je suis perfide ?
Le Chef : Oui, le Bleu est perfide et naïf. On pourrait croire que ces deux termes sont antinomiques mais non. Pour ne plus être Bleu, il faut que tu arrives à atténuer cette perfidie et ton insolence, aussi.
Le Bleu : Oui mais si je n'étais plus perfide et insolente, vous vous ennuieriez.
Le Chef : Pas sûr. Mais il faut passer par cela pour que tu ne sois plus le Bleu, ce qui est loin d'être gagné d'avance...
Le Bleu : D'un autre côté, vous pourriez trouver vite un autre Bleu. Regardez la stagiaire, elle a l'air bien parti pour être un nouveau Bleu.
Le Chef : La stagiaire ? Non, elle est loin d'être un Bleu...
Le Bleu : Ah bon ? Pourquoi ?
Le Chef explique au Bleu que les études et le statut de la nouvelle stagiaire ne peuvent la transformer en Bleu. Le Bleu rétorque :

Le Bleu : Ben pourquoi pas ? Elle débute donc elle peut très bien être Bleu.
Le Chef : Non, le Bleu, on n'est pas Bleu comme ça, on ne va pas te remplacer comme cela.

Conclusion : Quand je vous disais que le Chef avait du mal à tourner la page. À croire qu'il y tienne vraiment à son Bleu. Comme un Don Quichotte à son Sancho Panza. 
Euh, je ne sais pas si c'est vraiment flatteur comme comparaison, tout d'un coup. 
Qu'en pensez-vous ?

Bonne soirée à tous et à toutes ;-)
 









dimanche 8 septembre 2013

Une semaine déjà...

Comme écrit dans le titre, cela fait déjà une semaine que le Chef et le Bleu sont séparés professionnellement. Et oui, depuis le 1er septembre, le Chef n'est plus le chef du Bleu. Il a fallu au Bleu à s'habituer à ce changement d'organigramme, et surtout au fait de ne plus voir tout le temps le Chef vu que le Chef a quitté l'aile du bâtiment où travaille le Bleu.
Bon, rassurez-vous, le Chef et le Bleu continuent quand même à se voir. Et puis, certaines habitudes du Chef sont toujours là, notamment le fait que le Chef débarque à l'heure du café, faisant tinter sa cuillère dans son mug. Il ne faut pas totalement perturber le Bleu en lui enlevant tous ses repères.
Par contre, cet éloignement géographique entraîne une raréfaction des taquineries du Chef sur le Bleu. D'où l'absence de notes jusque-là.
J'ai bien dit : jusque-là.
Car Vendredi, le Chef a repris ses mauvais travers, c'est-à-dire taquiner le Bleu. 
Tout s'est passé au repas du midi, à la cafétéria. 
Le Bleu et le Chef mangeaient avec un collègue - déjà apparu ici sous le surnom de Titiclop - et la nouvelle stagiaire de l'équipe du Chef. Au détour de la conversation, le Bleu et le Chef attrapent au vol un bout de la discussion de Titiclop avec la stagiaire où Titiclop se lâchait et lançait quelques piques sur le Chef (que, par égard pour le Chef, je ne ressortirai pas ici... et non ce n'est pas de la flagornerie !).
En tout cas, le Bleu et le Chef ont été quand même surpris par les piques taquines de Titiclop. Oui, même le Bleu.

Le Bleu : Ben dis donc, Titiclop se lâche, il prend des libertés, là...

Mais forcément, les hostilités étant lancées, le Bleu suit l'exemple de Titiclop et taquine à son tour le Chef. Tous deux expliquent notamment à la stagiaire que le Chef a la particularité d'utiliser un vocabulaire étrange (rappelez-vous "amibe" et "pathognomonique").
Le Chef décide alors de contre-attaquer mais d'une façon très surprenante : il se lance dans un numéro digne de Caliméro.

Le Chef : Il faut savoir que ce qu'ils appellent des mots barbares, c'est juste un vocabulaire plus élevé...
La stagiaire : Oui, vous essayez d'élever la plèbe, c'est ça ?
Le Chef : Exactement. J'essaie de les sortir de leur misérabilisme et de partager mon savoir pour leur bien.
La stagiaire : C'est généreux de votre part.
Le Chef : Et regardez comment ils m'en remercient. Croyez-moi, c'est dur d'être Chef.
La stagiaire : En effet. Ils ne sont pas tendres avec vous.

Le Bleu reste estomaquée par le numéro de victime du Chef :

Le Bleu : J'y crois pas ! Vous, jouer à la victime, j'aurai tout entendu.
Le Chef : Mais oui, vois-tu le Bleu, c'est là la stratégie du Chef : parler des taquineries du Bleu et s'en plaindre devant une inconnue qui ne peut que prendre parti pour moi. Mais quand l'inconnue partira, hop, la contre-attaque du Chef tombera sur le Bleu et elle sera dure...
Le Bleu : Ca, la contre-attaque, c'est ce que vous dites mais comme on dit, ce ne sont que des paroles, paroles...
Le Chef : Non, le Bleu, la contre-attaque ne sera pas que des paroles. Elle sera sans précédent alors gare à toi, elle pourrait être violente...
Le Bleu : Oui, je sais, mon crâne s'en souvient encore.

Conclusion : Même si le Chef n'est plus le Chef du Bleu, le Bleu doit toujours se méfier. Et s'il ne sait pas pourquoi, son corps le lui rappellera. C'est mieux que si c'était le Chef car là, ça serait encore plus dangereux. Pour le Bleu, s'entend.

lundi 26 août 2013

À la cantine

Aujourd'hui, le Bleu et le Chef se rendent à la cafétéria. Oui, comme tout être humain, le Bleu et le Chef ont besoin de manger pour survivre à leur journée de travail. Surtout un Lundi. Et surtout le Chef.
Bref.
Le Bleu s'avance vers le coin de la cafétéria où l'on sert les plats chauds. Là, le Bleu fait face au cuistot et jette un oeil aux différents plats qui se proposent à ses yeux affamés : pâtes, poulet, poisson et un gratin...

Le Bleu (au cuistot) : C'est quoi ?
Le cuistot : Un gratin au chou-fleur.

Là, comme toute jeune qui se respecte, le Bleu fait la grimace. 

Le Bleu : Bon, ben, je vais prendre la viande et les pâtes. Classique.

Le cuistot soupire et sert le Bleu. Cet échange n'a pas échappé au Chef qui était juste derrière le Bleu. 
Le Chef en profite donc pour asséner une réplique au Bleu en prenant pour témoin le cuistot :

Le Chef : Elle n'est pas possible, hein ?
Le cuistot : Ça, je ne vous le fais pas dire.
Le Chef : Elle est même hargneuse si vous ne lui servez pas ses pâtes, attention à vous.
Le Bleu : Merci de me faire une super réputation, Chef.
Le Chef : Il faut faire gaffe au Bleu.
Le cuistot (incrédule) : Ben, ça dépend. Elle court vite ?

Le Bleu ne répond pas face à l'incrédulité affichée du cuistot. Mais le Chef, oui.

Le Chef : Non, mais elle connaît des gens qui courent vite, eux.

Sous-entendu : n'embêtez pas trop le Bleu sinon vous aurez affaire au Chef !

Le cuistot a alors regardé le Chef et vite compris le message ce que n'a pu s'empêcher de faire remarquer le Chef au Bleu alors qu'ils étaient à table, hors de portée des oreilles du cuistot :

Le Chef : Tu as vu, le Bleu, comme je t'ai défendu...
Le Bleu : J'ai noté. Ce qui est étonnant vu que c'est vous qui avez commencé à détruire ma réputation...

Conclusion :  Le Chef n'est pas si mauvais bougre avec le Bleu.



jeudi 22 août 2013

Le déménagement du Chef

Aujourd'hui, le Chef a préparé ses cartons pour déménager de son bureau. En effet, dans le cadre du changement d'équipe déjà évoqué sur ce blog, le Chef quitte aussi le bureau où il était pour aller dans un autre bureau, dans une autre aile de bâtiment. Loin du Bleu. 
L'intégrité physique du Bleu et du chevalet du Bleu s'en améliorent déjà d'avance. 
Bref.
Ce matin, le Chef demande des cartons au Bleu. Le Bleu va en chercher dans la réserve et les passe au Chef en prodiguant au passage un conseil :

Le Bleu : Vous devriez renforcer le fond, avec du scotch. Ils ne sont pas très solides et on a déjà vu des cartons éventrés. J'en ai même déjà fait les frais cette semaine...
Le Chef : Mais non, le Bleu, ça ira.
Le Bleu (se tournant vers une de ses collègues, présente) : Si, arrivé dans le nouveau bureau ou en route, le carton s'ouvre et que tout tombe, appelle-moi pour que je me gausse.

[À noter au passage : le Bleu utilise lui aussi un vocabulaire élevé avec le verbe "gausser". L'enseignement du Chef aura donc au final porté ses fruits. Fermons la parenthèse. ]

Cet après-midi, le Bleu vaque à ses occupations et s'éloigne du bureau du Chef pendant que le Chef finit de boucler ses cartons. Tout d'un coup, PATATRAS ! 
La collègue se tourne alors vers le Bleu qui, alerté par le bruit, s'est rapproché :

La collègue (hilare) : Ben tu vois, c'était même pas la peine que je t'appelle.
Le Bleu : Pourquoi ? C'est tombé, c'est ça ?

Le Bleu passe alors devant la porte du Chef, ouverte, et voit le Chef, le carton éventré dans les mains, les affaires éparpillées par-terre. 

Le Bleu : Je n'ai qu'une chose à dire : je me gausse.

Cette réplique vaut bien sûr au Bleu un regard noir de la part du Chef :

Le Chef : Je veux bien de ton scotch, finalement, le Bleu.

Le Bleu part chercher le scotch ainsi qu'une paire de ciseaux puis retourne dans le bureau du Chef. Le Chef est entrain de récupérer ses affaires et de réarranger le carton sous les yeux de la collègue :

La collègue : Finalement, le Bleu avait raison ce matin...
Le Chef : Le Bleu a souvent raison.

Là, le Bleu marque un temps d'arrêt. Oui, cette révélation du Chef le surprend. Car souvenez-vous le commandement n°6 : c'est le Chef qui a raison, pas le Bleu. Damned ! Le Chef va à l'encontre de ses propres commandements. Vous comprenez mieux la surprise du Bleu :

Le Bleu : Tiens, faut que je l'enregistre ! Je n'oublierai pas de sitôt. Et en plus devant témoin...
Le Chef : Devant témoin, devant témoin. C'est un témoin véreux.
Le Bleu : Oui mais c'est un témoin quand même. C'est beau quand même !

Conclusion : Chamboulez un peu le Chef et il niera les règles et commandements au profit du Bleu. À votre avis, combien de cartons doivent s'écrouler pour qu'il admette que le Bleu n'est plus un bleu ? 
M'est avis, beaucoup. Mais on ne sait jamais, tout peut changer. 

Bonne soirée bleuesque et n'oubliez pas : si vous êtes un Chef et que vous avez un Bleu sous la main, écoutez-le car le Bleu a souvent raison. Surtout quand il est question de cartons.