jeudi 20 avril 2017

L'ivresse du Chef

Avertissement : cette note est à lire avec modération, l'abus de bêtises peut être mauvais pour la santé (surtout si vous avez des crampes à force de rire)

Salutations matinales du Chef :

Le Chef : Salut, bande d'ivrognes !

Le Bleu s'offusque aussitôt :

Le Bleu : Bande d'ivrognes ? Comment ça, bande d'ivrognes ?
Le Chef : Enfin, bande d'ivrognes. C'est surtout pour toi, le Bleu. 
Le Bleu : Ben dis donc ! Merci beaucoup !
Le Chef : Oui, c'est de voir le rouge de tes joues qui m'a inspiré cette réplique.
Le Bleu (vexé) : Pour la peine, je ne vous fais pas la bise, tiens !

Le Chef, hilare, se tourne alors vers Mini Bleu et se penche pour lui faire la bise. Mais Mini Bleu l'arrête dans son élan :

Mini Bleu :  Ah non, on s'est déjà fait la bise ce matin.
Le Chef : Ah oui, c'est vrai. 
Le Bleu : Ah je vois : vous dites que je suis l'ivrogne mais visiblement, vous oubliez que vous avez déjà vu Mini Bleu ce matin. M'est avis que ce n'est pas moi qui ai un petit coup dans le nez.
Le Chef : Non, c'est surtout que j'ai été perturbé par les bêtises que je balance.

Pour finir - même si ça n'a rien à voir avec la note du jour mais je sais que ça vous manquait-, la petite leçon philosophique du jour de Mini Bleu :

Mini Bleu :  On ne peut pas être meilleur que quelqu'un d'autre. 







mardi 18 avril 2017

La danse du Bleu

Tout commence avec un raclement de gorge. Puis un bruit de pas. Avant qu'il n'arrive, le Bleu lance à Mini Bleu :

Le Bleu : Planque-toi !

Et Mini Bleu se recroqueville instantanément sur son siège. Aurait-elle déjà développé un instinct de survie face à l'arrivée du Chef.
Car oui, le Chef arrive. 
Et est quelque peu dubitatif face au Bleu hilare et au Mini Bleu recroquevillé sur lui-même.
Le Bleu explique alors la situation au Chef, qui se tourne alors vers Mini Bleu :

Le Chef : Tu sais, tu n'es pas obligée de suivre les injonctions du Bleu. Je te conseille même de ne pas suivre le Bleu du tout. Ce n'est pas du tout un exemple.
Le Bleu : Plutôt un contre-exemple.
Le Chef : Non, même pas. C'est plutôt...

Là, le Chef hésite et puis, le diagnostic tombe (n'oubliez pas que le Chef est médecin) :

Le Chef : En fait, le Bleu est un truc étonnant à observer. Un cerveau étrange, qui agit bizarrement. Un peu comme la danse de Saint-Guy. Ça donne des réactions assez étonnantes d'ailleurs.

Le Chef s'éloigne. Le Bleu admet n'avoir pas compris toute la subtilité du diagnostic vu que le concept de la "danse de Saint-Guy" lui a échappé. Il en est resté au diagnostic résumé par Mini Bleu :

Mini Bleu : Maintenant, t'es un truc.

Ce qui est déjà mieux que : gnome glaireux, Gremlins, gloubiglouba et j'en pense et des meilleurs (enfin, "des meilleurs", façon de parler bien entendu).

Le diagnostic du Chef se précise quand il explique sa théorie à la cheffe du Bleu :

Le Chef : Tu comprends, le Bleu est étonnant car son cerveau est un peu comme la danse de Saint-Guy...
Le Bleu : La danse de Saint-Guy ?
La cheffe : Syndrome de la Tourette.

Bin ! Le diagnostic est tombé. 

Le Bleu : Donc, maintenant je suis une maladie. Mais je croyais que c'était juste des insultes.
Le Chef :  Non, c'est aussi des mouvements saccadés.
La cheffe : Ça c'est Parkinson.
Le Chef : Pas seulement. Sauf que chez le Bleu, c'est son cerveau qui fait des mouvements saccadés, des sauts nerveux. Ce qui donne des réactions étonnantes chez elle, intéressantes à observer. Parfois, on comprend pas forcément tout ce qu'elle dit ni ce qu'elle fait mais bon, ça fait 6 ans qu'on essaie de l'améliorer, alors...
La cheffe : Il faudra encore 6 ans pour l'arranger !
Le Bleu : Ben merci de votre soutien !

Conclusion







jeudi 30 mars 2017

Le sacerdoce du Chef

Ce matin, le Chef salue toute l'équipe du Bleu, en accentuant sur le côté glaireux du Bleu. 
Le Bleu hausse des épaules : vu que depuis 3 jours, l'état du Bleu oscille entre " putride ", " glaireux " et " flatulent " - dixit le Chef -, il commence à être habitué.
De ce fait, le Bleu enchaîne tout de suite :

Le Bleu : Dites, vous pouvez m'envoyer le doc là ?

Il faut l'avouer : le Bleu ne met pas souvent les formes. 
Ce que note tout de suite le Chef, dépité :

Le Chef : Le Bleu, tu pourrais dire au moins : " Chef, pourriez-vous m'envoyer... ?  "
Le Bleu : C'est vrai, pardon. J'aurais dû dire : " Chef, auriez-vous l'obligeance... ? "

Le Chef note l'effort du Bleu et lui envoie ledit document via son téléphone (oui, le Chef est à la pointe de la technologie). 

Le Bleu : Merci.
Le Chef : Ah quand même ! C'est à se demander si on devait apprendre la politesse au Bleu.

Il se tourne vers le Mini Bleu et la cheffe du Bleu :

Le Chef : Vous voyez où on en est ? Ce service avait vraiment besoin d'être repris après 3 ans de laisser-aller. C'est un vrai désastre ! Il n'y a qu'à voir le Bleu. C'est un vrai boulot d'essayer d'éduquer le Bleu. 
Mini Bleu : C'est votre chemin de croix.
Le Chef : Exactement. Tu as tout compris. Vois-tu, j'ai fait des études de médecine, j'ai travaillé aux urgences où j'ai dû gérer des situations de crise importantes. Puis, j'ai travaillé à la Réunion, et là aussi j'ai géré des cas très difficiles. Donc fort de cette expérience, on m'a confié la dure tâche d'éduquer le Bleu. Et on a choisi quelqu'un en adéquation à ce défi.
Le Bleu : C'est quand même vous qui avez choisi. Avec la cheffe.
Le Chef : Et pendant 3 ans, j'ai porté ce sacerdoce de tirer le Bleu hors de sa fange d'ignorance. L'ancien Chef a eu pitié et a pris le relais. Mais usé, il est parti. Le nouveau Chef (ndlr, nommé ici Le Chef du Chef) a essayé lui aussi et il a très vite jeté l'éponge. Donc, j'ai repris ce sacerdoce.
Le Bleu : Dis donc, vous l'avez quand même choisi en me recrutant !
Le Chef : C'est vrai. On a dû sentir que la tâche serait hardie. 

Le Chef s'éloigne, non sans une dernière taquinerie :

Le Chef :  On a dû surtout sentir l'odeur flatulente, gazeuse ce jour-là.

Conclusion : c'est un vrai sacerdoce pour le Bleu d'être le Bleu du Chef.

Et la leçon philosophique du jour de Mini Bleu, au moment de son départ en vacances :

Mini Bleu : On court toujours après le temps pour tout finir au bon moment.

mardi 28 mars 2017

Dieu m'a donné la foi

Ce matin, le Chef s'approche du bureau du Bleu et fait mine de renifler. Ce qui met un peu mal à l'aise le Bleu (qui aime se faire renifler de bon matin ?). 

Le Bleu : Ça va, je ne sens pas les flatulences, contrairement à ce que vous pensez !
Le Chef : Ça, c'est ce que tu dis. Le Bleu, tu es capable d'être putride, glaireux, flatulent...
Le Bleu : Tous les états physiques.
Le Chef : Et même plus !
Le Bleu : Ah bon ? Un autre état physique ?
Le Chef : Oui. Tu peux être une sorte de... quelque chose d'éthéré.
Le Bleu : Éthéré ?
Le Chef : Oui, éthéré. Comme Dieu et le diable, tu vois.

Là, le Bleu est estomaqué par la comparaison :

Le Bleu : Whaouh ! Vous me comparez à Dieu, carrément ! Ben dis donc !

Le Bleu reste ébahi de la comparaison : être comparé à Dieu (qui est Morgan Freeman, comme tout le monde le sait) ou au diable, c'est quand même BEAUCOUP PLUS valorisant qu'un être putride, glaireux et flatulent !!
Le Chef a dû se rendre compte que sa comparaison risquait d'enorgueillir un peu trop le Bleu puisqu'il s'est empressé de préciser :

Le Chef : Ou le diable, hein. C'est pas le même endroit !

Ouais, mais l'enfer, c'est classe quand même ;-) !

D'ailleurs, dans l'après-midi, Mini Bleu a confirmé l'état éthéré du Bleu en la comparant au Cosmos. 

Le Bleu : Ben dis donc, entre Dieu, le diable et le Cosmos, je vais vite développer un complexe de supériorité !

Et pour finir, comme je lui avais promis, je vous laisse avec la leçon du jour de Mini Bleu, philosophe à ses heures :

Mini Bleu : On apprend tous un peu tous les jours. 

 



lundi 27 mars 2017

Ne pas confondre "putride" et "glaireux"

Il est l'heure du mea culpa.
En effet, j'ai commis une erreur dans la note de vendredi, comme me l'a très bien fait remarquer le Chef (rien ne lui échappe) : j'ai confondu "putride" avec "glaireux".
Explications :

Le Chef : Je n'ai pas dit " gnome putride " mais " gnome glaireux ", le Bleu.
Le Bleu : Ah bon ? Ben, que voulez-vous, j'ai tellement l'habitude que vous m'appeliez " putride ". J'ai confondu.  Dans les deux cas, c'est assez ragoûtant.
Le Chef : Et oui, le Bleu, il ne faut pas confondre : tu es un rat putride et aussi un gnome glaireux. Il faut que tu notes correctement la prochaine fois.
Le Bleu : Promis, la prochaine fois j'enregistrerai.

Le Chef commence à s'éloigner mais se rapproche du bureau du Bleu pour préciser la différence entre " putride " et " glaireux ".

Le Chef : Parce que vois-tu, c'est une différence d'états :  " glaireux " c'est de l'état liquide, alors que " putride " c'est plutôt du solide.
Le Bleu : Ben dis donc, manque plus que l'état gazeux alors.
Le Chef : Je n'osais pas t'en parler mais vu que tu en parles, c'est vrai que parfois tu dégages des gaz. Des flatulences ! Une odeur, je ne te dis pas !
Le Bleu : J'en peux plus !
Le Chef (se tournant vers Mini Bleu) : N'est-ce pas que tu l'as remarqué, toi aussi ? Cette odeur que le Bleu dégage ! Tu en deviens vert, Mini Bleu !
Le Bleu : Plutôt Mini Turquoise alors !
Le Chef : C'est vrai, Mini Turquoise, c'est plus approprié ! Et vu que tu es un Bleu en devenir, tu vois ce qui t'attend. Car tous ces états - putride, glaireux, flatulent - arrivent à se mêler et à cohabiter pour former le Bleu. C'est tout un art !

Le Chef commence à s'éloigner, laissant le Bleu entrain de pleurer... de rires, je vous rassure, ainsi que Mini Bleu. Mais avant de partir, il lance :

Le Chef : Ben là, tu as matière pour le blog !

En effet :-) 





samedi 25 mars 2017

Cannibale

Pendant une conversation sur le film " Grave ", qui traite de cannibalisme :

Le Chef  (se tournant vers le Bleu avec un regard digne du loup affamé de Tex Avery) : Moi aussi, j'ai les crocs ! Miam, miam !
Le Bleu : Je ne suis pas bonne à manger, vous savez.
Le Chef : J'ai tout mangé dans ma vie, des insectes, de la larve... Alors du Bleu, ça ira !
Le Bleu (enrhumé) : Oui mais je suis enrhumée, pleine de microbes. Vous allez être infesté.
Le Chef : Il sera de bien cuire la viande de Bleu et les microbes seront tués, ne t'inquiète pas. 
Le Bleu : Oui mais après ça sera trop dur et après, vous allez vous casser les dents !

Alors que le Bleu pensait avoir réussi à sauver sa peau, le coup est arrivé... là où il ne s'y attendait pas :

Mini Bleu : Il pourra faire de belles brochettes juteuses de Bleu.
Le Chef (hilare) : Ah tu vois ! Mini Bleu est d'accord avec moi !
Le Bleu (à Mini Bleu) : Toi, je te retiens !

Conclusion : comme le disait ce bon Jules, on n'est jamais aussi bien trahi que par les siens.

Ci-dessous la bande annonce du film " Grave " qui a inspiré cette conversation... mordante :



vendredi 24 mars 2017

Salut à toi !

Salutations du matin :

Le Chef arrive, salue le Bleu et sa jeune collègue (qu'on nommera Mini-Bleu même si elle n'est pas mini mais "Petit Bleu" était déjà pris :-)) puis jette un coup d’œil dans le bureau de la cheffe du Bleu, qui vient de sortir (la cheffe, pas le bureau).

Le Bleu : Elle est sortie.
Le Chef : Ah ! (déception dans la voix)
Le Bleu : Elle a dû sentir que vous arriviez et elle s'est carapatée avant.
Le Chef : C'est drôle ça, le Bleu !
Le Bleu (sourire aux lèvres) : Il ne fallait pas tendre le bâton pour vous faire battre.
Le Chef : Quoi ?
Le Bleu :  Il ne fallait pas tendre le bâton pour vous faire battre.
Le Chef : Quoi ?

Petit soupir du Bleu : l'âge du Chef commencerait-il à faire de l'effet ?

Le Bleu : Tendre le bâton. Et visiblement y a besoin du cornet.

Éclats de rire de Mini Bleu - ce qui satisfait le Bleu, pas peu fier de son effet. D'autant plus que la réponse du Chef s'est révélée quelque peu... faiblarde (il ne faut pas lui en vouloir, il n'avait pas encore pris son café) :

Le Chef : C'est de ta faute, tu n'as qu'à articuler. On comprend rien à ce que tu marmonnes. Gniark Gniark...

Conclusion : Le Bleu 1 - 0 Le Chef


Salutations du soir :

Le Bleu est à son poste, en plein travail (si, si) quand le Chef passe. Il s'arrête, regarde le Bleu pendant quelques secondes. Sur la défensive, le Bleu lève les yeux, prêt à encaisser l'attaque... qui ne tarde pas à tomber :

Le Chef : Salut le gnome.

Le Bleu soupire :

Le Bleu : C'est pas vrai !
Le Chef : De quoi tu te plains ? Je n'ai pas dit, " le gnome putride ".

(Notez qu'en disant ça, il le dit quand même !)

Le Bleu : Que de gentillesse !
La cheffe (de son bureau) : C'est de la maltraitance.

À ce moment-là, le Chef du Chef - qui est aussi l'ancien chef direct du Bleu et de sa cheffe mais toujours leur chef (mais indirect - bref la hiérarchie c'est compliqué) - arrive et salue tout le monde. La cheffe le prend alors à parti pour l'alarmer sur le sort du Bleu (merci cheffe :-)) :

La cheffe : Vous êtes témoin de la maltraitance du Bleu.
Le Chef du Chef : Comment ça ?
Le Chef : J'ai juste salué le Bleu en la traitant de gnome putride.

(et voilà comment la réputation prend de nouveau un coup, et devant la haute hiérarchie en plus...)

Le Chef : Mais elle a l'habitude. Elle en a même écrit un livre.

Et là on note l'art du Chef de réussir à faire un compliment au Bleu après lui avoir balancé une vacherie. Respect !
Dans sa grande sagesse, le Chef du Chef conclut :

Le Chef du Chef : Si vous communiquez comme ça entre vous, tant mieux alors !

Conclusion : Le Bleu 1 - 1 Le Chef
Balle au centre ?


 

mardi 14 mars 2017

Le retour

Oui, vous qui lisez ces lignes, vous ne rêvez pas : voici un nouveau billet de blog.
La raison de cette publication ?
La voici :
 
3 ans, 5 mois et 22 jours.
C'est le temps de paix, de tranquillité, de sérénité que le Bleu a connu.
Soit 1271 jours sans être sur le qui-vive (ou presque), sans être moqué (ou presque), traité de larve, de Gremlins, de gloubiglouba...
Euh en fait non.
Mais disons que depuis 3 ans, 5 mois et 22 jours, le Bleu "était tranquille, peinard" pour paraphraser Renaud.
Car depuis 3 ans, 5 mois et 22 jours, le Chef n'était plus le chef du Bleu. 
Le Bleu revivait.

Mais le 23 février 2017, tout s'est écroulé lorsque le Chef est entré dans le bureau et a déclaré :





La sentence est tombée : le Chef est de nouveau le Chef du Bleu !!
Et autant vous dire qu'il compte bien rattraper le temps perdu. Le Bleu a du souci à se faire.
Beaucoup de soucis à se faire.
Ce qui laisse présager de nouvelles notes sur ce blog (à la grande joie du Chef qui n'attendait que ça).

Quant à vous décrire la réaction du Bleu à la nouvelle du retour du Chef, disons qu'elle ressemblait un petit peu à ça :


Conclusion : finie la tranquillité du Bleu (Pourquoi ?????)




mercredi 10 juin 2015

Être ou ne pas être humain

[Contexte - à bien connaître pour la suite : hier, il faisait chaud. Très chaud. De quoi vous attraper une bonne insolation.]

Hier, conversation téléphonique entre le Chef et le Bleu. 
Après quelques banalités (oui, le Bleu et le Chef s'échangent aussi des banalités comme tout le monde) :

Le Bleu : Comment allez-vous ? Les effets de votre insolation sont passés ?
[vous voyez que le contexte est important :-) )

Le Chef : Ça va. Et puis, tu sais bien que la santé du Chef est inaltérable. 

Là, le Bleu marque une pause et fait défiler dans son esprit les différentes fois où le Chef a été malade (déjà évoqué ici d'ailleurs). Le Chef a dû sentir l'hésitation du Bleu car il précise de nouveau :

Le Chef : Le Chef est inaltérable, tu le sais.
Le Bleu : Mouais, mouais...
Le Chef : Comment ça mouais ? Qu'est-ce que tu sous-entends ?
Le Bleu : Que vous êtes quand même un être humain et que par conséquent vous n'avez pas une santé inaltérable.  
Le Chef : Tu crois ça, le Bleu ?
Le Bleu : Ben oui. Et puis, c'est à ça que sert le Bleu : à vous rappeler votre condition de simple être humain.
Le Chef : C'est vrai que le Bleu sert à ça, ça m'était sorti de l'esprit...
Le Bleu : Ben voilà.

Moralité : de l'utilité du Bleu à préserver l'humilité du Chef (qui est un être humain comme les autres, quoi qu'on en dise). 

@+ et gare aux insolations :-) 

lundi 20 avril 2015

Une poule sur un mur...

Bonjour à tous,

Je sais, ça faisait longtemps. Et vu que ce midi, il y a eu un vrai plébiscite de la part du Chef - enfin, de l'ancien Chef mais c'est plus court d'écrire le Chef, bref - et des collègues du Bleu alors voilà : le nouveau billet du blog.
Surtout, ne me remerciez pas.

L'histoire du jour se déroule à la cantine. Au menu du jour, entre autres : sot-l'y-laisse de poulet. Alors, si comme le Bleu, vous découvrez pour la première fois ce terme et vous vous demandez kézako, voilà une image explicative tirée du blog Le Sot L'y Laisse :


Une des collègues explique que c'était la part du poulet que l'on donnait au roi vu que c'était la meilleure. Alors, forcément, le Chef ne peut s'empêcher de s'emparer de la perche pour taquiner le Bleu :

Le Chef : Bien sûr, c'est plus avantageux de prendre le sot-l'y laisse chez le Chef, y a de la matière, du bon morceau. Alors que chez le Bleu, c'est rachitique, y a rien à manger...
Le Bleu : Ça faisait longtemps !
Le Chef : Le Bleu, c'est de la mauvaise viande alors que le Chef, c'est de la viande de qualité, de choix...
Le Bleu : Comme c'est étonnant ! Ah, être Bleu, c'est pas facile tous les jours !
La collègue : Ça, ça va faire un nouveau billet. 

In deed :-)

PS : et pour le Bleu protestant - encore une fois - que le Chef n'étant plus le chef du Bleu et qu'il a eu des tas de nouveaux pouvant prétendre au rôle du Bleu, la réponse du Chef :

Le Chef : Il n'y a pas encore eu la personne qui avait la stature adéquate du Bleu, la bleutitude. Et puis, même si je ne suis plus ton chef, ça va au-delà. Je suis le Chef au-delà du poste, au-delà de l'organigramme. Je suis LE Chef.

Conclusion : s'il y en a parmi vous qui se sentent la stature d'être Bleu face au Chef - et qui sont prêts à être comparé à un Gremlins, un gloubiblouga, un gnome, etc. -, laissez votre candidature et le Chef en personne se fera une joie d'étudier votre candidature. Par contre, côté rémunération, ne croyez pas aux miracles sauf si les taquineries du Chef se transforment en or (on peut toujours rêver !!)

À dans 6 mois et en attendant, si vous mangez du poulet, n'hésitez pas : prenez du sot-l'y laisse !! 

mercredi 4 février 2015

L'art d'être lâche (et perfide)

Hier, alerte orange à la neige [vous avez l'impression que cela n'a rien à voir avec le blog mais si, si, vous verrez]. 
Hier, le Chef - enfin, l'ancien Chef - vient voir le Bleu pour récupérer du café [c'est très important le café, surtout le matin]. Or, le Bleu constate vite à sa voix rauque que le Chef est malade [eh oui, même le Chef peut tomber malade]. Vu les conditions météo [vous voyez qu'il y a un lien], le Bleu propose une solution de repli pour le Chef :

Le Bleu : Vous pourriez prétexter la neige pour pouvoir rentrer plus tôt.
Le Chef : Le Chef ne prétexte pas. Contrairement au Bleu. Perfide !
Le Bleu : Je ne prétexte pas, c'était juste une idée...
Le Chef : C'est ce que tu dis. Alors comme ça, tu utilises des prétextes pour ne plus travailler. C'est du joli !
Le Bleu : Oui mais vous remarqueriez que je ne mets pas en acte ce que je dis, je ne quitte pas le travail...
Le Chef : C'est parce que le Bleu est lâche.
Le Bleu : Ah ? Je pensais que c'était à cause de la culpabilité...
Le Chef : Non, non, non. C'est parce que le Bleu est lâche, il n'a pas le courage de mettre en acte ses paroles. Il donne des prétextes et n'assume pas. Le Bleu est lâche et, en plus, perfide.
Le Bleu : Perfide, ça faisait longtemps...
Le Chef : Oui, le Bleu, tu es perfide.
Le Bleu :  Si vous le dites. D'un autre côté, c'est le monde du travail et ses relations tordues qui doivent m'influencer.
Le Chef : Non, non, ce n'est pas ça. Le Bleu est perfide. Le monde du travail, au contraire, l'aide à se bonifier.
Le Bleu : Je croyais que le Bleu, par nature, était candide. Il ne peut donc pas être perfide.
Le Chef : Le Bleu est candide et perfide. C'est tout un travail de le bonifier et c'est ce que fait le monde du travail.
Le Bleu : Mouais... C'est pas trop logique. Mais bon, vu que c'est votre logique, j'imagine que c'est celle qui prime. Même si je ne la comprends pas.
Le Chef : De toute façon, c'est là tout le boulot du Chef de faire comprendre les choses au Bleu. C'est tout un sacerdoce, crois-moi, de bonifier le Bleu, c'est du travail...
Le Bleu : En somme, je suis votre B.A.
Le Chef : C'est ça ! 

Conclusion : le Bleu peut être candide et perfide et le monde du travail - pourtant réputé pour les coups bas dans les relations humaines - le rend meilleur. Illogique, hein ? Pas pour le Chef. Et n'oubliez pas : entre les deux logiques, c'est toujours la logique du Chef qui prime. 
CQFD
   

lundi 26 janvier 2015

Tout ce qui est petit...

Aujourd'hui, à l'heure du café, le Chef et le Bleu discutent tranquillement jusqu'au moment où ils entendent des bruits de pas. Ils se retournent et aperçoivent une collègue qui a pour caractéristique d'être - comme le Bleu - plutôt petite de taille. Ce qui lui vaut des taquineries de la part du Chef :

Le Chef : Tiens, voilà le gnome !
Le Bleu : Le gnome, c'est pas très sympa...
Le Chef : Elle est petite, c'est un gnome, un lutin, un farfadet...
Le Bleu : Un farfadet, c'est plus joli, déjà.
La collègue : Un elfe.
Le Chef : Les elfes sont grands.
Le Bleu : Ça dépend.
La collègue : Je suis une fée. Comme Clochette.
Le Bleu : Tu sais, ce n'est pas valorisant vu que dans Peter Pan, il est décrit que les fées sont tellement petites qu'elles n'expriment qu'un sentiment à la fois.
Le Chef : Tu es un gnome, un troll, un Schtroumpf, si petit qu'on a du mal à te discerner et qu'on risque de t'écraser. Mais je te rassure, ça vaut aussi pour le Bleu. Sauf qu'il faut rajouter du bleu. 
Le Bleu : Je me disais aussi.
Le Chef : Le Bleu, c'est plus un troll, un Gremlins.
La collègue : Sauf qu'il faut faire gaffe à ne pas lui donner de l'eau à minuit, ni la nourrir.
Le Bleu : Sinon je risque de me multiplier et là, ça va être terrible pour l'humanité.
Le Chef : Et pour canaliser les multiples Gremlins Bleus, il y aura un Chef par Gremlins. C'est mieux pour les mater.
Le Bleu : On n'est pas sortis de l'auberge. 

Conclusion : le diction " tout ce qui est petit est mignon " convient à toutes les personnes de petite taille. Sauf le Bleu, bien entendu, logique du Chef oblige. Et comme vous le savez tous, la logique du Chef prévaut à toutes les logiques, des grands et des petits (et ce n'est toujours pas de la flagornerie). 

vendredi 23 janvier 2015

100% bio

Aujourd'hui, le Bleu prévient le Chef - enfin, l'ancien Chef - de la publication d'un nouveau billet sur le blog (cf. billet précédent). 
Réponse du Chef ?
" Tu as tout compris ! "

À croire que la publication d'un billet sur ce blog manquait au Chef car, avant de partir en weekend, le dit Chef se penche vers le Bleu :

Le Chef : Bon, le Bleu, n'oublie pas d'aiguiser ta lame et de publier.
Le Bleu : Pour ça, il faut que vous me donniez de la matière (non, je vous assure, le Bleu n'est pas maso, même si on peut en douter - fermons la parenthèse).
Le Chef : Tu n'as pas besoin, tu n'as qu'à faire marcher ton imagination...
Le Bleu : Ben non, car le but du blog était de ne décrire que des situations réelles, qui se sont passées. Tout ce qui s'est passé est vrai...

Eh oui, chers lecteurs : tout ce qui est écrit sur ce blog est certifié 100% vrai, 100% bio. 
Je ne sais pas si c'est vraiment rassurant, finalement. 
Surtout pour le Bleu, s'entend.
(Et non, le Bleu n'est toujours pas maso... quoique).

Rendez-vous à la prochaine histoire... vraie et en attendant, bon weekend à tous !


jeudi 22 janvier 2015

Le retour

Bonjour à tous,

Nouvelle année, nouveau billet. Il était temps, me direz-vous !
Pourtant, la logique voudrait que les mésaventures du Bleu - et, en conséquence, ce blog - se soient arrêtées le 1er septembre 2013. En effet, depuis cette date, le Chef n'est plus le chef du Bleu. Donc, logiquement, depuis cette date, le Bleu n'est plus le Bleu. Logiquement.
Sauf que, si vous avez déjà lu les notes de ce blog, vous savez que la logique du Bleu n'est pas la logique du Chef. 
La logique du Chef n'est pas la logique de tout le monde, d'ailleurs.

Depuis 509 jours, le Bleu n'est plus sous les ordres du Chef. Croyez-vous que cela le protège des taquineries du Chef. 
Point du tout.
Hélas.

Extraits du jour

Remarque du Chef sur le pull rayé bleu et blanc du Bleu :

Le Chef : Tiens, le Bleu, on dirait Obélix !
Le Bleu : Merci pour la comparaison. Mais il fait un peu froid pour que je me balade torse nu.
Le Chef : Ah non ! Je n'ai pas envie de voir les horreurs de la guerre.
Le Bleu : Ben merci. Ça fait du bien à mon estime, là...
Le Chef : Tu sais, s'il y a besoin, je peux t'aider pour ça.
Le Bleu : Non merci, ça ira. 

Plus tard, à la cantine, une collègue, faisant allusion aux origines bretonnes du Chef, propose d'organiser la chandeleur. S'ensuit un menu gastronomique breton qui se finit par du kouign amann et du chouchen. Ce qui entraîne une remarque du Bleu :

Le Bleu : Ben vous allez finir dans un sale état.
Le Chef : Qu'insinues-tu par là, le Bleu ?
Le Bleu : À finir ce programme culinaire avec du kouign amann et surtout du chouchen, vous allez être dans un bel état.
Le Chef : Le Bleu, sache que le Chef ne se met jamais dans un état minable. Contrairement au Bleu qui, lui, se met toujours dans un état minable. 
Le Bleu : Merci pour la réputation.
Le Chef : Et, vois-tu, le Chef réfléchit quand le Bleu n'est plus en état. C'est à dire souvent.

Enfin, suite à une énième explication du Chef à un collègue sur ce que doit être le Bleu, le Bleu souligne une évidence - enfin, une évidence pour lui :

Le Bleu : Vous savez que vous n'êtes plus mon Chef.
Le Chef : Et ?
Le Bleu : Et donc, je ne suis plus le Bleu puisque vous n'êtes plus mon Chef.
Le Chef : Tu sais, ce n'est pas parce que je ne suis plus ton Chef aujourd'hui que ça ne veut pas dire que je ne le serai plus...

Conclusion : Chef ou ancien Chef, le Bleu a encore du souci à se faire en cette nouvelle année.   



mardi 20 mai 2014

La lâchitude du Bleu

Bonjour à tous,

Comme vous vous en êtes rendus compte, le blog a été quelque peu déserté. Je pourrais aisément vous dire que c'est faute de temps mais surtout d'inspiration : ben oui, en 3 ans, le Bleu commence à s'habituer aux taquineries du Chef qui, en plus, ne se renouvellent pas tant que ça (ouh la perfide !). Et puis, depuis que le Chef n'est plus le chef du Bleu, ben des taquineries, il y en a moins.
Ça, ce sont les (vraies) explications du Bleu. 
L'explication du Chef est tout autre :

Le Chef : " En fait, le Bleu n'écrit plus parce qu'il est lâche. Il est lâche car il profite que le Chef ne soit plus son chef pour se détacher et se positionner comme étant plus le Bleu. Il n'a pas eu le courage de s'en détacher avant, pendant que le Chef était son chef. Le Bleu manque de courage, le Bleu est lâche. Mais là, si le Chef redevient son chef, il va voir, hop ! une tape et le Bleu redeviendra vite le Bleu. "

Alors le Bleu a eu beau rappeler qu'il avait tenté de perdre son surnom lorsque l'ancien adjoint du Chef était arrivé et que, vu qu'il était le nouveau, le surnom de Bleu lui revenait de plein droit, le Chef a bien entendu nié la logique du Bleu. 

Le Chef : " Non, non, le Bleu, tu étais toujours le Bleu. Ça ne pouvait être que toi. "

Sous-entendus : même si tu n'es plus sous mes ordres, tu es toujours le Bleu et l’œil du Chef veille toujours sur toi... 

En conclusion : le lâche Bleu n'est pas sorti de l'auberge.

jeudi 30 janvier 2014

La réputation du Bleu

Bonsoir tout le monde,

Oui je sais, cela faisait longtemps. Tellement longtemps que vous ne croyiez plus à une nouvelle note... jusqu'à aujourd'hui. Alors sans plus tarder, voici donc le nouveau billet du Bleu 2014 (déjà !!).

Aujourd'hui, le Bleu était de mauvaise humeur. C'était un de ces jours où l'on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché(e) : un " Bad Day " comme le chantait Daniel Powter.
Le Chef l'a bien sûr remarqué. (D'un autre côté, rien n'échappe à l’œil de Moscou... euh du Chef - fermons la parenthèse). Il en profite pour taquiner le Bleu : plaisir jouissif du Chef de voir râler le Bleu, mais c'est dans la nature du Chef après tout. 
À la fin du bureau, le Bleu passe dans le bureau du Chef et le salue. Une collègue arrive à son tour ; le Chef l'alerte :

Le Chef : Fais attention, le Bleu est d'humeur ronchonne aujourd'hui...
La collègue : Oui, je sais, elle est chafouine.

Le Bleu tente de se défendre, en vain. À ce moment-là, un autre collègue aperçoit l'étrange trio et entre à son tour dans le bureau du Chef :

Le collègue : Tiens, le Bleu, fidèle à sa réputation...

Là, ledit Bleu tilte :

Le Bleu : Réputation ? Quelle réputation ?
Le collègue : Ben la réputation du Bleu.
Le Bleu : C'est-à-dire ?
Le collègue : Tu le sais mieux que nous, tu entretiens la réputation du Bleu que tu continues d'être encore et encore...

Sur ces mots, le collègue disparaît. Le Bleu se tourne alors vers le Chef et la collègue et leur jette un regard plus qu'incrédule :

Le Bleu : Alors c'est quoi la réputation du Bleu ?
Le Chef : Le Bleu, voyons, tu le sais bien, tu l'as écrit, tu en as même fait un bouquin...

[Oui, pendant cette absence, le Bleu n'a pas totalement chômé vu qu'il a créé une compil à partir des notes du blog qu'il a couché par écrit, avec l'aide de Petit Bleu - fermons le crochet.]

Le Bleu : Oui mais ça ne parle pas de la réputation, juste de ce qu'est le Bleu et le Chef et...
Le Chef : Le Bleu, tu es une sorte de... Tu es un gloubiglouba. Ou un " machin chose " comme avait dit De Gaulle en parlant de l'ONU...

Là, le Bleu se tourne vers la collègue :

Le Bleu : Waouh ! T'as vu ça ? J'arrive à être l'ONU à moi toute seule. Y a combien de pays déjà à l'ONU ?
La collègue (hilare) : Un sacré nombre. 
Le Bleu : La classe ! 

Conclusion : En somme, la réputation du Bleu c'est d'être la Tour de Babel à lui tout seul... Et d'être schizophrène sur les bords. C'est les psys qui vont être contents !!

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : le Chef salue le Bleu et la collègue et conseille à cette dernière de faire attention pendant ses vacances à la montagne :

Le Chef : Ne te casse rien.
La collègue : Je vais faire attention. 
Le Chef : Non parce qu'à l'étage, ça devient le clan des éclopés...
La collègue : C'est vrai.
Le Bleu : D'un autre côté, ce sont tous des membres de votre équipe.
Le Chef : Oui on va commencer à croire des choses sur moi...
Le Bleu : Pourquoi " commencer " ?
Le Chef : Ah le Bleu, c'est ce que j'aime chez toi. Je tends une perche, là, un gros bâton, et hop ! tu le saisis à deux mains. Ça marche forcément.
Le Bleu : Qui aime bien châtie bien, non ?
Le Chef : Mais oui, le Bleu. Ce qui m'amène à croire que je vais continuer à te châtier...
Le Bleu : Ça va faire trois ans que ça dure, je commence à m'y faire...

To Be Continued...


Pour conclure : la vidéo de la chanson " Bad Day " citée plus haut - c'est la minute culture (ne me remerciez pas, c'est gratuit !) :




   

mardi 1 octobre 2013

Du repos

Bonjour à tous,

Je sais, vous devez vous étonner de ce long silence. Autant vous le dire tout de suite : cela ne va pas aller en s'arrangeant.
Non, je ne suis pas prise d'une subite crise de procrastination aigüe, comme pourraient penser certains esprits perfides parmi vous. Certes, la procrastination, c'est mon rayon mais ce n'est pas la raison principale de l'absence de notes.
Non, c'est plutôt le fait de la nouvelle organisation. Comme je vous l'avais déjà expliqué, avec le changement d'organigramme, le Chef et le Bleu ont moins d'occasions de se voir dans la journée. Chacun est quand même à un bout du bâtiment. Alors quand ils se voient, les taquineries ne fusent pas forcément spontanément comme avant. Oui, le Bleu et le Chef peuvent avoir des conversations sérieuses.
Je sais, c'est étonnant. Mais c'est vrai, je vous l'assure.
D'où le fait qu'il n'y ait pas grand chose à se mettre sous la dent et à vous partager (sauf si vous voulez lire des choses très sérieuses mais ce n'est pas là le but de ce blog à l'origine).
Le changement d'organigramme et de lieu a donc eu pour effet d'apaiser quelque peu les conversations taquines et perfides du Chef et du Bleu. 
Si, parfois, le Bleu regrette cette baisse de régime dans les taquineries du Chef (oui le Bleu a un côté maso), il y en a un qui en est bien content...
...
...
Le chevalet du Bleu.

Vous savez, le chevalet du Bleu ? Celui que le Chef s'amusait à faire tomber d'une pitchenette (voire pire) à chaque fois qu'il passait devant le bureau du Bleu. On n'imagine pas les heures de souffrances qu'a vécu ce pauvre chevalet, ainsi frappé plusieurs fois par jour.
C'est fragile, un chevalet !
Alors vous dire que le chevalet est aujourd'hui content, c'est peu le dire. Bon j'avoue, j'ai même dû le remplacer tellement il était dans un sale état.
La preuve ? Jugez par vous-même !





La vie de chevalet d'un Bleu n'est vraiment pas de tout repos.

Alors oui, le chevalet a bien mérité quelques vacances... et le Bleu aussi d'ailleurs.
Je profite pour vous dire qu'il n'y aura pas de nouvelles notes après celle-ci pendant un bout de temps car je suis en vacances.
Et oui, comme son chevalet, le Bleu a besoin de repos.

Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles aventures :-)

PS : J'en profite pour faire de la pub à un ami prénommé Thomas Cogo (dont je vous ai déjà parlé avec sa charte du bide). Il se lance dans l'aventure des podcasteurs avec un concept original qui mêle humour et musique originale. Cela s'appelle "Les écrans de Thomas", c'est dispo sur YouTube et voici sa première vidéo sur Marseille :


Allez faites tourner, ça en vaut vraiment la peine !!

A bientôt 

mercredi 11 septembre 2013

La fin du Bleu ? (bis)

Aujourd'hui, l'ancienne équipe du Bleu et du Chef a fêté ensemble sa dissolution. Moment nostalgique, discours ému du Chef, les larmes que l'on retient... bon c'était pas jusque-là mais l'émotion était quand même là. 
Une page s'est donc tournée aujourd'hui. 
Mais cela va bien au-delà de la simple dissolution de l'équipe. 
Car, en plus de tourner la page de son ancienne équipe, le Chef s'est retrouvé devant la possibilité de tourner la page du Bleu.

Explications
Au détour de la conversation, le nouveau chef du Bleu (qui était l'adjoint du Chef, vous savez celui qui aurait dû à l'origine s'appeler Bleu à la place du Bleu) déclare soudainement, en regardant le Bleu :

Le nouveau chef : Ce n'est plus le Bleu, maintenant.  Elle a passé ce stade.

Le Bleu entend cette annonce et en remercie chaleureusement son nouveau chef. Une collègue confirme d'ailleurs :
La collègue : C'est vrai que vous ne l'appelez pas Bleu...
Le nouveau chef : Ben non, il n'y a pas de raisons vu qu'elle n'est plus Bleu...

Là, le Chef bondit :

Le Chef : Ah non, ça ne fonctionne pas comme ça...

Alors que le Chef commence à dérouler son argumentaire sur la nécessité du Bleu qui doit rester Bleu, un autre collègue (apparu par ici sous le pseudo Caliméro) l'interrompt :
Caliméro : Il n'y a plus de notes au blog, alors ? 

Le Chef se raccroche tout de suite à la branche et s'exclame :

Le Chef : Si, si, il continue à en avoir... 

Le Chef embraye alors avec l'anecdote du Bleu retourné avec l'aide de The Bold Bold. 
À croire que le Chef a dû mal à tourner la page et à penser à la perspective de changer de Bleu, dans l'après-midi, alors qu'il passe devant le bureau du Bleu, il donne une pichenette au chevalet.
Cela faisait plus d'une semaine que le chevalet du Bleu n'était pas tombé. Il était là, tranquille, au calme...jusqu'à ce soir. 
Mais cela ne s'est pas arrêté là.
Quelques minutes plus tard, le Chef s'avance dans le dos du Bleu qui était jusque-là concentré, en pleine lecture. Le Bleu entend les pas du Chef et se retourne :

Le Chef : Tu es concentré, le Bleu.
Le Bleu : Oui, ça m'arrive de temps en temps.

Le Chef découvre les piles de livres près du bureau du Bleu :
Le Chef : Tiens, pourquoi ils sont là, ces livres ?
Le Bleu : C'est les livres que je dois enregistrer.
Le Chef : Ah donc, tu travailles quand même, le Bleu. Qui l'eût cru ?
Le Bleu : Non, en fait, je fais croire que je travaille. Je mets une pile de livres là, puis je fais style que je les enregistre et que je vais les ranger mais en fait, pouf ! Je les fais disparaître. 
Le Chef : Tu es entrain d'avouer que tu ne fous rien, là ?
Le Bleu : Oui, j'avoue que jusque-là j'avais gardé l'illusion mais je vous l'avoue, aujourd'hui, allez savoir pourquoi.
Le Chef : Et tu croyais que le Chef n'avait pas vu ton manège jusque-là ?
Le Bleu : Ben, pas vraiment, non. Malgré tout le respect que je vous dois.
Le Chef : Le Bleu, faut que tu apprennes à être flagorneuse.
Le Bleu : J'arrive pas à être flagorneuse.
Le Chef : Il va falloir que tu apprennes à l'être. Et à être moins perfide aussi.
Le Bleu : Je suis perfide ?
Le Chef : Oui, le Bleu est perfide et naïf. On pourrait croire que ces deux termes sont antinomiques mais non. Pour ne plus être Bleu, il faut que tu arrives à atténuer cette perfidie et ton insolence, aussi.
Le Bleu : Oui mais si je n'étais plus perfide et insolente, vous vous ennuieriez.
Le Chef : Pas sûr. Mais il faut passer par cela pour que tu ne sois plus le Bleu, ce qui est loin d'être gagné d'avance...
Le Bleu : D'un autre côté, vous pourriez trouver vite un autre Bleu. Regardez la stagiaire, elle a l'air bien parti pour être un nouveau Bleu.
Le Chef : La stagiaire ? Non, elle est loin d'être un Bleu...
Le Bleu : Ah bon ? Pourquoi ?
Le Chef explique au Bleu que les études et le statut de la nouvelle stagiaire ne peuvent la transformer en Bleu. Le Bleu rétorque :

Le Bleu : Ben pourquoi pas ? Elle débute donc elle peut très bien être Bleu.
Le Chef : Non, le Bleu, on n'est pas Bleu comme ça, on ne va pas te remplacer comme cela.

Conclusion : Quand je vous disais que le Chef avait du mal à tourner la page. À croire qu'il y tienne vraiment à son Bleu. Comme un Don Quichotte à son Sancho Panza. 
Euh, je ne sais pas si c'est vraiment flatteur comme comparaison, tout d'un coup. 
Qu'en pensez-vous ?

Bonne soirée à tous et à toutes ;-)
 









dimanche 8 septembre 2013

Une semaine déjà...

Comme écrit dans le titre, cela fait déjà une semaine que le Chef et le Bleu sont séparés professionnellement. Et oui, depuis le 1er septembre, le Chef n'est plus le chef du Bleu. Il a fallu au Bleu à s'habituer à ce changement d'organigramme, et surtout au fait de ne plus voir tout le temps le Chef vu que le Chef a quitté l'aile du bâtiment où travaille le Bleu.
Bon, rassurez-vous, le Chef et le Bleu continuent quand même à se voir. Et puis, certaines habitudes du Chef sont toujours là, notamment le fait que le Chef débarque à l'heure du café, faisant tinter sa cuillère dans son mug. Il ne faut pas totalement perturber le Bleu en lui enlevant tous ses repères.
Par contre, cet éloignement géographique entraîne une raréfaction des taquineries du Chef sur le Bleu. D'où l'absence de notes jusque-là.
J'ai bien dit : jusque-là.
Car Vendredi, le Chef a repris ses mauvais travers, c'est-à-dire taquiner le Bleu. 
Tout s'est passé au repas du midi, à la cafétéria. 
Le Bleu et le Chef mangeaient avec un collègue - déjà apparu ici sous le surnom de Titiclop - et la nouvelle stagiaire de l'équipe du Chef. Au détour de la conversation, le Bleu et le Chef attrapent au vol un bout de la discussion de Titiclop avec la stagiaire où Titiclop se lâchait et lançait quelques piques sur le Chef (que, par égard pour le Chef, je ne ressortirai pas ici... et non ce n'est pas de la flagornerie !).
En tout cas, le Bleu et le Chef ont été quand même surpris par les piques taquines de Titiclop. Oui, même le Bleu.

Le Bleu : Ben dis donc, Titiclop se lâche, il prend des libertés, là...

Mais forcément, les hostilités étant lancées, le Bleu suit l'exemple de Titiclop et taquine à son tour le Chef. Tous deux expliquent notamment à la stagiaire que le Chef a la particularité d'utiliser un vocabulaire étrange (rappelez-vous "amibe" et "pathognomonique").
Le Chef décide alors de contre-attaquer mais d'une façon très surprenante : il se lance dans un numéro digne de Caliméro.

Le Chef : Il faut savoir que ce qu'ils appellent des mots barbares, c'est juste un vocabulaire plus élevé...
La stagiaire : Oui, vous essayez d'élever la plèbe, c'est ça ?
Le Chef : Exactement. J'essaie de les sortir de leur misérabilisme et de partager mon savoir pour leur bien.
La stagiaire : C'est généreux de votre part.
Le Chef : Et regardez comment ils m'en remercient. Croyez-moi, c'est dur d'être Chef.
La stagiaire : En effet. Ils ne sont pas tendres avec vous.

Le Bleu reste estomaquée par le numéro de victime du Chef :

Le Bleu : J'y crois pas ! Vous, jouer à la victime, j'aurai tout entendu.
Le Chef : Mais oui, vois-tu le Bleu, c'est là la stratégie du Chef : parler des taquineries du Bleu et s'en plaindre devant une inconnue qui ne peut que prendre parti pour moi. Mais quand l'inconnue partira, hop, la contre-attaque du Chef tombera sur le Bleu et elle sera dure...
Le Bleu : Ca, la contre-attaque, c'est ce que vous dites mais comme on dit, ce ne sont que des paroles, paroles...
Le Chef : Non, le Bleu, la contre-attaque ne sera pas que des paroles. Elle sera sans précédent alors gare à toi, elle pourrait être violente...
Le Bleu : Oui, je sais, mon crâne s'en souvient encore.

Conclusion : Même si le Chef n'est plus le Chef du Bleu, le Bleu doit toujours se méfier. Et s'il ne sait pas pourquoi, son corps le lui rappellera. C'est mieux que si c'était le Chef car là, ça serait encore plus dangereux. Pour le Bleu, s'entend.

lundi 26 août 2013

À la cantine

Aujourd'hui, le Bleu et le Chef se rendent à la cafétéria. Oui, comme tout être humain, le Bleu et le Chef ont besoin de manger pour survivre à leur journée de travail. Surtout un Lundi. Et surtout le Chef.
Bref.
Le Bleu s'avance vers le coin de la cafétéria où l'on sert les plats chauds. Là, le Bleu fait face au cuistot et jette un oeil aux différents plats qui se proposent à ses yeux affamés : pâtes, poulet, poisson et un gratin...

Le Bleu (au cuistot) : C'est quoi ?
Le cuistot : Un gratin au chou-fleur.

Là, comme toute jeune qui se respecte, le Bleu fait la grimace. 

Le Bleu : Bon, ben, je vais prendre la viande et les pâtes. Classique.

Le cuistot soupire et sert le Bleu. Cet échange n'a pas échappé au Chef qui était juste derrière le Bleu. 
Le Chef en profite donc pour asséner une réplique au Bleu en prenant pour témoin le cuistot :

Le Chef : Elle n'est pas possible, hein ?
Le cuistot : Ça, je ne vous le fais pas dire.
Le Chef : Elle est même hargneuse si vous ne lui servez pas ses pâtes, attention à vous.
Le Bleu : Merci de me faire une super réputation, Chef.
Le Chef : Il faut faire gaffe au Bleu.
Le cuistot (incrédule) : Ben, ça dépend. Elle court vite ?

Le Bleu ne répond pas face à l'incrédulité affichée du cuistot. Mais le Chef, oui.

Le Chef : Non, mais elle connaît des gens qui courent vite, eux.

Sous-entendu : n'embêtez pas trop le Bleu sinon vous aurez affaire au Chef !

Le cuistot a alors regardé le Chef et vite compris le message ce que n'a pu s'empêcher de faire remarquer le Chef au Bleu alors qu'ils étaient à table, hors de portée des oreilles du cuistot :

Le Chef : Tu as vu, le Bleu, comme je t'ai défendu...
Le Bleu : J'ai noté. Ce qui est étonnant vu que c'est vous qui avez commencé à détruire ma réputation...

Conclusion :  Le Chef n'est pas si mauvais bougre avec le Bleu.